Navires représentés dans la galerie de Gérard Né
Françoise Massard

Navires cités dans cette page ( cliquez sur leurs noms ) : - Agia Markella - Akela - Alessandro Volta - Andrea Doria - Antilles - Asterix - Atalante - Berbera 1 - Black Prince - Black Watch - Blue Lady - Caledonien - Cambodge - Capitaine Wallis - Caraibe - Carbet - Carimare - Carinthia - Carnivale - Chateau Latour - China Sea Discovery - City of Acra - Claude Bernard - Clement Ader - Djatimulia - Docteur Roux - Edouard Branly - El Djezair - Elpiniki K - Empress Abeto - Empress of Britain - Empress of England - Evelpis - Fabiola - Fairland - Fair Princess - Fairsea - Fiestamarina - Flandre - Floriana - France - Furanzu Maru - Gange - Greenville - Gripsholm - Hardewi - Henri Poincare - Homericus - Ile de France - Ile Sainte Marie - Kadoura - Kimko Stork - Kolente - Kymo - Lacerta - Laos - Lavoisier - Lofjord - Malaysia Raya - Mazal - Megalochari I - Meinam - Mekong - Monte Alube - Normandie - Norway - Nyombe - Olympic - Pei-Ho - Port Cartier - Port de Bouc - Port Gentil - Queen Anna Maria - Riviera Prima - Rolando - Sagafjord - Saga Rose - Saint-Michel - Sea Discovery - Seasweep - Selatan Jaya - Sperrbreicher 20 - Stockholm IV - Sun Shield - Sylvania - Tai Pooan - Tahitien - The Topaz - Tocansa - Topaz - United States - Vancouver - Vietnam - Viking Princess - Vivarais - Zephyrus -
   

AKELA
AKELA —  Compagnie Méridionale de Navigation (1964-1970)
Lancé aux Pays-Bas en 1954 pour la CTO (Compagnie des Transports Océaniques), l'AKELA est stationnaire en Indochine, puis affrété par le Comptoir Général des Transports. Il passe en 1961 à la Compagnie Fluviale et Maritime de l’Ouest Africain (filiale des Chargeurs Réunis), puis en 1964 à la Compagnie Méridionale de Navigation, pour laquelle il assure la desserte de la Corse. A noter qu'il conserve son nom malgré ces transferts d'armements. Il devient CAPITAINE WALLIS en 1970 après son affrètement par la Sofrana (Société Française de Navigation). Il assure alors les liaisons entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Il change encore plusieurs fois de noms (cf. infra), mais c'est sous le nom de HARDEWI qu'il sombre le 16.12.1983 dans l'océan Indien, au sud des Iles de la Sonde, à la position 09°17’N - 101°58’E.
HARDEWI (Panama) - IMO 5007027 - Indicatif d'appel HO6652 - Cargo de divers - 78,67x11,13x6,50 m - TE 4,67 m - JB 1 457 - JN 904 - PL 1 560 t - P 810 kW (mot. 4T-8cyl Werkspoor TMAS398 / hélice à pas fixe) - V 13 nd - Cap. GRN 2 830 m3 (3 cales) - Mâts de charge 6x5 t - Constr. 1954 (T. van Duijvendijk's Scheepswerf, Lekkerkerk, Pays-Bas) - Dernier propriétaire Hardewi Shipping (Singapour) - Pav. PAN - Ex SEASWEEP (1980-1982 / Pav. HND) - Ex SELATAN JAYA (1973-1980 / Pav. SGP) - Ex CAPITAINE WALLIS (1970-1973 / Pav. FRA) - Ex AKELA (1954-1970 / Pav. FRA / Port d'attache Marseille).
Source bibliographique : LIMONIER C. — La Méridionale. Marines Éditions, novembre 2005, ISBN 2-915379-35-1 / Photo Coll. J.Y. Brouard.

ANTILLES
ANTILLES —  Compagnie Générale Transatlantique (1953-1971)
Mis à l'eau à Brest en avril 1951, il quitte Le Havre pour son voyage inaugural vers les Antilles le 30.04.1953. La CGT l'affecte à son service postal sur la ligne Le Havre - Southampton - Vigo - San Juan de Porto Rico - Pointe-à-Pitre - Fort de France - La Guaira - Trinidad - La Barbade. Puis il sera de plus en plus utilisé comme navire de croisières, et c'est au cours de l'une d'elles, dans les Caraïbes, qu'il heurte un écueil non répertorié sur les cartes, près de l'Ile Moustique (Archipel des Grenadines), le 08.01.1971. Un incendie se déclare dans la chaufferie puis se propage à tout le navire, mais les passagers ont le temps d'être évacués dans le calme, recueillis pour la plupart à bord du QUEEN ELISABETH 2. Heureusement, aucun blessé ne sera à déplorer. Le paquebot sera déclaré "total loss".
ANTILLES - Paquebot - 182,80x24,40 m - TE 8,00 m - JB 19 828 - JN 10 529 - PL 6 500 t - Ptot 32 380 kW (quatre chaudières à tubes d'eau surchauffées à 480°C timbrées à 60 kg / deux turbines Rateau / deux hélices) - V 23 nd - Cap. 778 passagers (répartis en trois classes) - Constr. 1953 (Arsenal de Brest, France) - Propr./Gérant/Opérat. Comapgnie Générale Transatlantique (France) - Pav. FRA. Sistership : FLANDRE.
Sources bibliographiques : BOIS P. — La Transat et Marseille. CCI Marseille, 1996, ISBN 2-900732-12-3 / REMY M. — Transatlantiques & long-courriers - La mémoire des grands paquebots. Marines Éditions, 2010, ISBN 2-2357430426 / BARBANCE M. — Histoire de la Compagnie Générale Transatlantique (un siècle d’exploitation maritime). CGT, 1955 / Photo Coll. J.Y. Brouard.

BLACK PRINCE
BLACK PRINCE— Fred Olsen (1939-1941)
Lancé en juin 1938 et livré en 1939 par Akers Mekaniske Verksted (Oslo) à l'armement norvégien Fred Olsen, ce cargo mixte est mis en service sur la ligne Oslo - Kristiansand - Newcastle. Saisi par les Allemands en mai 1940, il sert d'hôtel flottant pour la Luftwaffe. Il est renommé LOFJORD en novembre 1941. Mais il est atteint par une bombe et prend feu un mois plus tard (14.12.1941) à Dantzig, faisant une trentaine de victimes. Déclaré perte totale. Il sera démoli à Anvers en novembre 1951. Sistership : BLACK WATCH.
BLACK PRINCE - 117,58x16,15x5,64 m - JB 5 039 - JN 3 431 - PL 2 935 t - Ptot 4 180 kW (deux moteurs 9cyl B&W-Akers) - V 18 nd - Cap. 250 passagers - Constr. 1939 (Akers Mekaniske Verksted, Oslo, Norvège) - Propr./Gérant/Opérat. Fred Olsen Line (Norvège) - Pav. NOR.

CARAIBE
CARAIBE — Compagnie Générale Transatlantique (1949-1972)
Lancé aux chantiers néerlandais Van Den Giessen & Zonen (Rotterdam) le 22.03.1949, le cargo CARAIBE (quatrième du nom) fut livré le 28.09.1949 à son propriétaire, la Compagnie Générale Transatlantique. Coque en acier entièrement rivetée. Deux ponts complets et un shelterdeck ouvert. Puissamment mâté (cf. détails infra), il pouvait transporter du matériel ferroviaire en pontée. Il était affecté à la ligne France-Côte Est des Etats-Unis. Après 22 ans sous le même nom au service de la même compagnie, Il fut définitivement désarmé au Havre (bien que Cherbourg soit aussi cité dans certaines sources bibliographiques) le 31.10.1971, y resta à quai quelques mois, jusqu'au 07.04.1972 exactement, date à laquelle il partit à Bruges pour y être démoli. Sisterships : CARBET (deuxième du nom) et CARIMARE (deuxième du nom).
CARAIBE (Le Havre) - Cargo de divers - Indicatif d'appel FNUQ - 139,90x18,25x11,10 m - TE 7,26 m - JB 6 079 - JN 3 616 - PL 7 660 t - Déplacement 12 175 t - Ptot 5 150 kW (deux moteurs 7cyl Werkspoor-Sulzer / une hélice) - V 16 nd - Equipage 42 - Cap. 13 827 m3 (5 cales munies de panneaux type Mège) - Mâts de charge 1x30 t / 1x20 t / 2x10 t / 12x5 t / Constr. 1949 (Van Den Giessen & Zonen, Rotterdam, Pays-Bas) - Propr./Gérant/Opérat. Compagnie Générale Transatlantique (France) - Pav. FRA.

CARINTHIA
CARINTHIA — Cunard Line (1956-1968)
Lancé en 1955 par les Chantiers de la Clyde (Glasgow, Ecosse) pour l'armement anglais Cunard. Affecté aux routes Southampton - Montréal et Southampton - New York, il quitte Liverpool le 27.06.1956 pour son voyage inaugural vers Montréal. A partir de 1967, repeint en blanc, il ne sera plus utilisé que comme paquebot de croisières. Désarmé à Southampton un an plus tard, il est finalement vendu à la Shipping Corpor. de Monrovia (Libéria). Il restera sous pavillon panaméen sous différents noms (cf. ci-dessous) et sera finalement démoli en novembre 2005 sous le nom de SEA DISCOVERY.
Sistership : SYLVANIA.

SEA DISCOVERY (Monrovia) - IMO 5063629 - Indicatif d'appel ELMQ - Paquebot - 185,40x24,50x14,10 m - TE 8,94 m - JB 24 789 - JN 12 228 - PL 6 742 t - Ptot 18 020 kW (deux turbines à vapeur Pametrada-John Brown / deux hélices à pas fixe) - V 19,5 nd - Générat. 4 x 750 kW - Cap. 906 passagers (481 cabines) - Equipage 500 - Constr. 1956 (John Brown & Co., Clydebank, Ecosse) - Gérant China Sea Cruises (Barbade) - Pav. LBR - Ex CHINA SEA DISCOVERY (2000-2005) - Ex FAIR PRINCESS (1988-2000) - Ex FAIRSEA (1971-1988) - Ex FAIRLAND (1968-1971) - Ex CARINTHIA (1956-1968). Démoli fin 2005.

Source bibliographique : REMY M. — Transatlantiques & long-courriers - La mémoire des grands paquebots. Marines Éditions, 2010, ISBN 2-2357430426 / Doc. Lloyd's.

CHATEAU-LATOUR
CHATEAU-LATOUR— Compagnie Worms (1954-1961)

Construit à Hambourg en 1954 pour la Compagnie Maritime et Charbonnière Worms (Marseille), le CHATEAU-LATOUR (deuxième du nom) entre en service le 14.03.1955. Il sera affecté à la desserte de l'Afrique du Nord. Racheté en 1961 par la Compagnie Malgache de Navigation, il devient ILE SAINTE MARIE. Il changera encore de nom à plusieurs reprises (cf. ci-dessous) jusqu'au 07.01.1982 où il sombre en Méditerranée orientale, à la suite d'une voie d'eau, lors d'un voyage entre Le Pirée et Alexandrie. Il s'appelle alors ELPINILI K (armement Seatop Navigation).

Autre photo (Coll. J.Y. Brouard)
ELPINIKI K (Limassol) - IMO 5158759 - Indicatif d'appel C4JT - Cargo de divers - 88,87x12,60x7,60 m - TE 5,30 m - JB 2 261 - JN 1 332 - PL 1955 t - P 1 100 kW (mot 4T-10cyl MaK MZU582AK / hélice à pas fixe) - V 12 nd - Cap. GRN 4 237 m3 (2 cales) - Mâts de charge 2x15 t / 8x5 t - Constr. 1955 (Norderwerft Koeser und Meyer, Hambourg, Allemagne) - Dernier propr. Twodim Naviera (Panama) - Pav. CYP - Ex MEGALOCHARI I (1978-1980 / Pav. CYP) - Ex AGIA MARKELLA (1975-1978 / Pav. GRC) - Ex ILE SAINTE MARIE (1961-1975 / Pav. MDG) - Ex CHATEAU-LATOUR (1955-1961 / Pav. FRA). Perte totale janvier 1982.

CLEMENT ADER
CLEMENT ADER — Chargeurs Réunis (1953-1956)
Lancé aux Ateliers et Chantiers de la Loire (Saint-Nazaire) en juin 1953 sous le nom de DOCTEUR ROUX, le paquebot entre en service en février 1954 sous son nom de CLEMENT ADER. Il sera baptisé à Bordeaux le 17.03.1954 (sa marraine étant Madame Vincent Auriol). Après cette cérémonie, il gagne Marseille puisqu'il est affecté à la ligne Marseille - Saigon, via Alexandrie - Suez - Djibouti et Colombo. Il quitte Marseille le 21.04.1954 pour son voyage inaugural vers l'Indochine. Revenant à Marseille lors d'un voyage ultérieur, durant l'été 1954, il heurte le quai à Marseille, entraînant des dégâts sur son étrave justifiant un passage en cale sèche de quelques jours. Vendu à la compagnie Italia en octobre 1956, il devient ALESSANDRO VOLTA, nom qu'il conserve quand il passe à la compagnie Lloyd Triestino en 1975.
Il est désarmé trois ans plus tard à Trieste, puis vendu à la démolition. Elle sera effective l'année suivante.
ALESSANDRO VOLTA / ex CLEMENT ADER - IMO 5009910 - Paquebot - 163,60x20,67 m - JB 11 349 - PL 10 030 t - P 8 830 kW (deux moteurs 2T-8cyl Sulzer 8SD72) - V 18,5 nd - Cap. 854 passagers (90 en première classe / 52 en deuxième classe / 412 en troisième classe) - Constr. 1954 (Ateliers et Chantiers de la Loire, Saint-Nazaire, France) - Pav. ITA - Ex CLEMENT ADER (1954-1956) - Lancé comme DOCTEUR ROUX (1953-1954). Démoli en septembre 1979 (Cantieri Navali Del Golfo, La Spezia, Italie). Sisterships : EDOUARD BRANLY - HENRI POINCARE.
Source bibliographique : BEAUGÉ J., COGAN R. P. — Histoire Maritime des Chargeurs Réunis et de leurs filiales françaises. Barré & Dayez, 1984.

EL DJEZAIR
EL DJEZAIR  — Compagnie de Navigation Mixte (1952-1969)
Lancé en mars 1951 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne, France), ce paquebot mixte (deuxième EL DJEZAIR à porter ce nom) fut livré en 1952 à la Compagnie de Navigation Mixte (la NM créée en 1850, siège à Marseille). Il était destiné à remplacer le EL DJEZAIR premier du nom, coulé en 1944, et dont il reprendra d'ailleurs les turbines (qui avaient été récupérées sur l'épave). Il assura les liaisons Marseille-Alger et Marseille-Tunis jusqu'en 1969. Il présentait quelques caractéristiques innovantes, comme ses compartiments machine et chaufferie situés tout à l'arrière du navire, ce qui libèrait les parties centrale et avant du navire pour les passagers et les marchandises. Mais cette disposition s'avèrera finalement très mauvaise pour ses qualités nautiques (et pourtant, dès la construction, les hauts avaient été allégés le plus possible par l'emploi d'alliages d'aluminium).
Malgré un ballastage conséquent, il roulera et tanguera beaucoup par mauvais temps, avec fatigue du navire (et de ses occupants). Sa stabilité était si mauvaise qu'une plaisanterie courait à son sujet : "à bord du EL DJEZAIR, on a la gîte et le couvert !". En revanche, par beau temps, c'était un navire confortable, avec des emménagements appréciés des passagers. Il fut vendu en 1969 à une compagnie anglaise installée à Malte. Rebaptisé FLORIANA, il resta à quai quelques mois à Malte dans l'attente d'y être transformé en paquebot de croisières pour le compte de la Sovereign Cruises. Mais ce projet n'aboutit pas, il partit pour Bilbao, puis fut remorqué jusqu'au Pirée, puis désarmé et finalement démoli en 1973 à Valence (Espagne).
EL DJEZAIR - Paquebot - 132,15x18,10x8,80 m - TE 5,80 m - JB 7 642 - JN 4 026 - PL 2 175 t - Ptot 8 830 kW (deux chaudières La Mont surchauffées à 375° timbrées à 24,5 kg / deux turbines Parson / deux hélices à pas fixe) - V 20,5 nd - Cap. 994 passagers / 4 537 m3 (3 cales) - Equipage 113 - Constr. 1952 (Forges & Chantiers de la Méditerranée, La Seyne/Mer, France) - Propr./Gérant/Opérat. Compagnie de Navigation Mixte (Marseille, France) - Pav. FRA. Démoli en 1973 à Valence (Espagne).
Source bibliographique : BERNADAC B. — Histoire de la Compagnie de Navigation Mixte et des relations France-Afrique du Nord 1850-1969. Éd. Payan, 1985

EMPRESS OF BRITAIN
EMPRESS OF BRITAIN— Canadian Pacific (1956-1964)
Livré en Ecosse en avril 1956 à la Canadian Pacific, il naviguait sur la ligne Liverpool - Greenock - Quebec - Montreal. L'hiver, quand le Saint-Laurent était pris par les glaces, il était momentanément désarmé à Saint John (New Brunswick). Il fit de nombreuses croisières dans les Caraïbes, avant d'être vendu en 1964 à la Greek Line qui le renomma QUEEN ANNA MARIA. Onze ans plus tard, il fut racheté par Carnival qui le rebaptisa CARNIVALE. En 1993, il navigue comme FIESTAMARINA, puis est repris par Royal Olympia Cruises en 1994. Il prend alors le nom de OLYMPIC, puis devient THE TOPAZ en 1998 pour l'armement Topaz International Shipping. Il fut vendu à la démolition en 2008 sous le nom de TOPAZ. Sistership : EMPRESS OF ENGLAND.
TOPAZ - IMO 5103924 - Indicatif d'appel V4XW - Paquebot - 195,08x25,96x14,64 m - TE 8,84 m - JB 32 327 - JN 14 637 - PL 8 912 t - Ptot 22 066 kW (deux turbines à vapeur Pametrada-Fairfield SB / deux hélices à pas fixe) - V 19 nd - Générat. 2 x 1 200 kW / 3 x 500 kW - Cap. 1 050 passagers répartis en deux classes (502 cabines) - Equipage 550 - Constr. 1956 (Fairfield SB. & Eng., Govan, Glasgow, Ecosse) - Dernier propr. Pelmar Shipping & Engineering (Inde) - Pav. St Kitts & Nevis - Ex THE TOPAZ (1998-2008 / Pav. PAN) - Ex OLYMPIC (1994-1998 / Pav. GRC) - Ex FIESTAMARINA (1993-1994) - Ex CARNIVALE (1975-1993 / Pav. BHS) - Ex QUEEN ANNA MARIA (1964-1975) - Ex EMPRESS OF BRITAIN (1956-1964 / Pav. PAN). Démoli en 07.2008.
Source bibliographique : MILLER W.H. Jr — Picture History of British Ocean Liners 1900 to the present. Dover Publications, 2001, ISBN 0-486-41532-5.

FRANCE
FRANCE — Compagnie Générale Transatlantique (1960-1977)
Commandé par la Compagnie Générale Transatlantique en juillet 1956 auprès des chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, le FRANCE a "épousé la mer" le 11 mai 1960, en citant le Général de Gaulle dont l’épouse en fut la marraine. Il est alors (1961) affecté à la ligne Le Havre - New York, prenant la relève des paquebots mythiques LIBERTE (ex EUROPA, 1928) et ILE DE FRANCE (1927). Avec ce paquebot disparaît, pour la première fois, la "troisième classe", les cabines se répartissant entre "première classe" (pour 500 passagers) et "classe touriste" (pour 1 500 passagers). Insonorisation, climatisation, ameublement raffiné, ambiance musicale, confort cossu, beaucoup d'atouts pour contenter les passagers des années 1960. Arrivé à New York pour la première fois le 8 février 1962, il devint l’ambassadeur d’une certaine élégance à la Française, qualifié de "Faubourg Saint-Honoré de l’Atlantique".
Après treize années d'exploitation (377 traversées transatlantiques / 93 croisières dont plusieurs "Tours du monde" / près de 2 millions de milles parcourus), il est atteint de plein fouet par la première crise du pétrole. Après trois ans passés au "Quai de l'oubli" au Havre, il sera vendu, en 1977 à un armateur saoudien, puis revendu en 1979 à la Norwegian Caribbean Lines qui, après d'importantes transformations (effectuées à Bremerhaven), l'exploite jusqu'en 2003 sous le nom de NORWAY. Il sera désarmé à cette date, suite à l'explosion d'un bouilleur qui fit huit morts, dix blessés graves et sept blessés légers parmi l'équipage (aucun passager ne fut atteint). Echoué dans la baie d'Alang en août 2006 sous le nom de BLUE LADY, il attendra quelques temps l'autorisation de démolition de la part du gouvernement indien. Il sera finalement démantelé complètement en 2008.
BLUE LADY (Nassau) - IMO 5119143 - Indicatif d'appel C6CM7 - Paquebot de croisières - 315,53x33,81x15,80 m - TE 10,70 m - Hauteur 68 m - JB 78 049 - JN 45 886 - PL 13 960 t - Ptot 29 980 kW (deux turbines à vapeur CEM-Parsons-Ch. de l'Atlantique / deux hélices à pas fixe) - V 18 nds - Générateurs 6x2 250 kW - Propulseurs (3 av. / 2arr.) - Consomm. combustible 355 t/j - Cap. 2 548 passagers (1 115 cabines) - Equipage 899 - Constr. 1961 (Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire, France) - Propr. Norwegian Cruise Line (Iles Bermudes) - Gérant/Opérat. Star Cruises Administrative (Malaisie) - Pav. BHS - Ex NORWAY (1979-2006) - Ex FRANCE (1961-1979). Démoli en juin 2006 en Inde par Priya Blue Industries Pvt (14 550 780 $).
Sources bibliographiques (parmi beaucoup d'autres) : BACCARA D. — Les années France. Ed. MDV, juillet 1999 (deuxième édition), ISBN 2-910821-33-1 / BAUDET V. — A bord du France - Le plus beau paquebot du monde raconté par ceux qui l'ont fait vivre. Ed. Silver, avril 2004, ISBN 978-2930383026 / BOUCHET MAZAS A. — Le paquebot France. Norma Ed., septembre 2006, ISBN 978-2915542035 / FEBVAY C. — Histoire du FRANCE par la maquette. MDV, 2009, ISBN 2-35261-050-8 / HALLEY P. —  France, l'album souvenir. Ed. MDV, octobre 2003, ISBN 978-2-35261-014-4 / HILLION D. — France Norway - Itinéraire du mal aiméEditions MDV, octobre 2006, ISBN 978-2-35261-034-2 / HILLION D. — La Fin du France. Editions MDV, mars 1995, ISBN 978-2-35261-038-0

ILE DE FRANCE
ILE DE FRANCE — Compagnie Générale Transatlantique (1927-1959)

Livré en 1927 par le Chantier de Penhoët (Saint-Nazaire) à la Compagnie Générale Transatlantique, dont il sera d'ailleurs le "navire-amiral", l'ILE DE FRANCE était alors, avec ses presque 242 m de long, le plus grand transatlantique jamais construit en France (le NORMANDIE, avec 314 m, lui ravira ce titre en 1935). De juin 1927 à septembre 1939, il transportera 245 000 passagers entre Le Havre et New York, via Southampton, au cours de ses 346 traversées de l'Atlantique. Réquisitionné en mai 1940 et géré d'abord par P&O puis par la Cunard, il effectue de nombreux transports de troupes vers l'Indochine et l'Afrique du Nord (au départ de Marseille), pouvant prendre à son bord jusqu'à 10 000 hommes. Remis en état et modernisé à la fin du conflit, il subit un certain nombre de modifications (changement de machines, suppression de l'une de ses trois cheminées initiales, etc.).

Il reprend, à partir de juillet 1949, une brillante carrière. Avec ses somptueux aménagements "art déco", il est très apprécié de la clientèle qui le surnomme "La Rue de la Paix de l'Atlantique". Il devient aussi le "Saint-Bernard des mers" pour avoir porté secours à plusieurs navires en train de sombrer. On pense bien sûr, en premier lieu, au naufrage du paquebot italien ANDREA DORIA (après sa collision avec le STOCKHOLM IV dans la nuit du 25 au 26.07.1956) dont 753 naufragés avaient été recueillis à bord du paquebot de la Transat. Mais ce dernier avait aussi secouru, le 20.09.1953, une partie de l'équipage (25 rescapés) d'un cargo panaméen, le GREENVILLE. Parmi les autres faits marquants le concernant, c'est à son bord que fut catapulté en 1928, au large de New York, le premier hydravion postal (sa catapulte sera démontée en 1931). Après presque 32 ans de service, il sera désarmé au Havre à la fin de l'été 1958 et, vendu à la démolition à Osaka (Japon) pour 450 000 £. Il quittera son port d'attache en février 1959, sous le nom de FURANZU MARU, pour son dernier voyage.
ILE DE FRANCE (Le Havre) - 241,65x28,10 m - TE voisin de 10 m - JB 43 153 - PL 11 500 t - P 40 500 kW (trente-deux chaudières / quatre turbines à vapeur Parsons / quatre hélices) - V 23 nd - Constr. 1927 (Chantiers & Ateliers de Penhoet, Saint-Nazaire, France) - Propr./Gérant/Opérat. Compagnie Générale Transatlantique (France) - Pav. FRA.

Sources bibliographiques (parmi beaucoup d'autres) : HAUGUEL F., PESLIER P., PERROY A. — Mémoire de la French Lines... Quand les transatlantiques partaient du Havre. PTC Editions,  2006 (tome 1 / ISBN 978-2350380223) / LANIER E. — Compagnie Générale Transatlantique. De la pêche à la morue au paquebot France. Plon, 1962 / REMY M. — Transatlantiques & long-courriers - La mémoire des grands paquebots. Marines Éditions, 2010, ISBN 2-2357430426 / MARS C.  — Paquebots de légende. Flammarion, 2003, ISBN 2-0820-0826-6 / BARBANCE M. — Histoire de la Compagnie Générale Transatlantique (un siècle d’exploitation maritime). CGT, 1955 / BOIS P. — La Transat et Marseille. CCI Marseille, 1996, ISBN 2-900732-12-3 / Photo Coll. J.Y. Brouard.


KADOURA
KADOURA — Chargeurs Réunis (1952-1968)
Commandé par les Chargeurs Réunis au chantier J. Samuel White & Co (Cowes, Ile de Wight), le bananier KADOURA est lancé le 05.07.1951. C'était une première pour ce chantier qui construisait son premier navire de commerce, n'ayant jusqu'ici bâti que des navires de guerre. Départ le 16.01.1952 pour son voyage inaugural vers les ports de la côte occidentale d'Afrique. A partir de mai 1956, il naviguera quelques mois sur la ligne des Antilles pour le compte de la Compagnie Générale Transatlantique (elle l'avait affrété pour quelques voyages, celui-ci étant momentanément disponible suite à la destruction des plantations camerounaises ; pour info, il faut moins d'un an pour reconstituer complètement une bananeraie). Arrivé au Havre le 28.11.1968, il y est vendu à un armement grec (Gold Star Cia Naviera) et devient ASTERIX.
Il est revendu en 1977 à Arte Mission Shipping, un autre armateur du Pirée, mais celui-ci étant en cessation de paiement, le navire est désarmé au Havre, puis vendu à la démolition à une autre société du Pirée, Lepeandra Shipping qui le renomme EVELPIS. C'est sous ce nom qu'il arrivera le 18.03.1980 à Gadani Beach (Pakistan) pour y être ferraillé par l'entreprise Al-Nor Steel Industries.
EVELPIS - IMO 5178280 - Navire frigorifique (bananier) - 109,50x15,45 m - TE 7,62 m - JB 4 177 - PL 2 939 t - Ptot 4 785 kW (deux moteurs 2T-8cyl B&W / deux hélices) - V 17 nd - Cap. 4 153 m3 / 12 passagers - Constr. 1952 (J. Samuel White & Co, Cowes, Ile de Wight)) - Pav. GRC - Ex  ASTERIX (1968-1970) - Ex KADOURA (1952-1968). Démoli en 1980 à Gadani Beach (Pakistan).
Sources bibliographiques: BEAUGÉ J., COGAN R. P. — Histoire Maritime des Chargeurs Réunis et de leurs filiales françaises. Barré & Dayez, 1984 / BOITELLE F., LEFEBVRE P. — Quais des bananes. Éditions Bertout, décembre 2000, ISBN 2-86743-411-4.

LAOS
LAOS — Messageries Maritimes (1954-1970)

Lancé en décembre 1952 et livré en mai 1954 par les Chantiers de La Ciotat, ce paquebot mixte est le dernier d'une série de trois sisterships, les deux premiers étant le VIETNAM et le CAMBODGE. Il assura la ligne d'Extrême-Orient (Marseille-Japon, via Suez ou Le Cap) de juillet 1954 à novembre 1969. Il sera, comme les deux autres navires, modifié à Marseille au début des années 1960 (prolongation du pont du gaillard au-dessus de la cale 2), afin de remplacer les troisièmes classes et rationnaires par 214 couchettes de classe cabine avec salle à manger et bar. A noter qu'en juillet 1955, il rapatrie le contingent belge de Corée. En avril 1959, il est abordé à Port Said par le CITY OF ACRA. Il quitte la flotte des Messageries Maritimes en août 1970 et devient l'EMPRESS ABETO, puis l'année suivante le MALAYSIA RAYA.

Victime d'un incendie près de Port Kelang (Malaisie) le 23.08.1976, il doit s'échouer. Renfloué, mais déclaré irrécupérable, il est démoli à Taiwan en juillet 1977.

LAOS - Paquebot mixte - 162,10x22,00 m - TE 7,90 m - JB 13 162 - JN 7 135 - PL 6 550 t - P 17 665 kW (deux turbines CEM-Parsons-Ch. de La Loire / trois chaudières mazout Penhoet P41) - V 22 nd - Cap. 531 passagers (trois classes) - Equipage 191 - Constr. 1954 (At. & Ch. de La Ciotat, France) - Propr./Gérant/Opérat. Messageries Maritimes (France) - Pav. FRA. Démoli à Taiwan en juillet 1977.

Sources bibliographiques : BOIS P. — Le grand siècle des Messageries Maritimes. CCI Marseille, 2003 (3e éd.), ISBN 2-900732-01-8 / LANFANT (Cdt) — Historique de la Flotte des Messageries Maritimes 1851-1975. Grafic Foto, 1979 / Photo Baudelaire - Coll. J.Y. Brouard.

LAVOISIER
LAVOISIER — Chargeurs Réunis (1950-1961)
Lancé aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 30.10.1948, il arrive au Havre le 23.08.1950, essais en mer terminés avec succès. Ce paquebot des Chargeurs Réunis était affecté à ligne Hamburg - Le Havre - Vigo - Lisbonne - Rio de Janeiro - Santos - Montevideo - Buenos Aires. Il quitta le Havre le 19.09.1950 pour son voyage inaugural sur cette ligne. Il pouvait embarquer 430 passagers. Il comportait en plus des installations dans l'entrepont au niveau de la cale 2 pour émigrants occasionnels. Désarmé au Havre le 28.02.1957, il ne fut officiellement mis en vente qu'en mai 1961 car le gouvernement de l'époque s!opposait à la vente des paquebots français. Il fut racheté en août 1961 par l’armement italien Commerciale Maritime Petroli de Palerme qui le renomma RIVIERA PRIMA                 
Revendu en octobre 1964, il devient VIKING PRINCESS (pavillon norvégien). Victime d'un grave incendie alors qu'il naviguait avec des croisiéristes au large de la Jamaïque, il est déclaré perte totale (il n'y avait eu heureusement aucun blessé). L'épave sera démolie à Bilbao en juillet 1966. Sistership : CLAUDE BERNARD.       
LAVOISIER - Indicatif d'appel FNNL - 163,60x19,67x12,49 m - TE 8,50 m - JB 11 969 - PL 9 446 t - Ptot 8 830 kW (deux moteurs 2T-8cyl Sulzer 8SD72 / deux hélices) - V 18,7 nd - Cap. 430 passagers / 8 300 m3 (5 cales) - Mâts de charge 2x8 t / 10x5 t - Constr. 1950 (Ateliers et Chantiers de la Loire, Saint-Nazaire, France) - Propr./Gérant/Opérat. Chargeurs Réunis (France).

Source bibliographique : BEAUGÉ J., COGAN R. P. — Histoire Maritime des Chargeurs Réunis et de leurs filiales françaises. Barré & Dayez, 1984 / GRUSS R.  — Marine marchande française (1953-57-61).


MEKONG
MEKONG  —  Messageries Maritimes (1950-1965)
Initialement prévu comme VANCOUVER pour la CGT, le cargo est finalement lancé à l'arsenal de Brest le 23.04.1948 comme MEKONG pour les Messageries Maritimes. Il quitte le chantier le 22.01.1950. Il appareille d'Anvers (le 09.02.1950) pour son premier voyage vers l'Australie, puisqu'il est affecté à la ligne Extrême-Orient et Australie par Suez (il fera plus tard la ligne Thaïlande et Indochine). Il deviendra le DJATIMULIA début 1966 en Indonésie. Il sera ferraillé à Shanghai (Chine) en 1972.
Quelques faits marquants de sa carrière maritime sous pavillon français — Abordage avec le navire néerlandais HELDER le 06.10.1952 alors qu'il descend l'Escaut (incident nécessitant un mois de passage en cale sèche) — Plus grave, le 06.10.1961, alors qu'il se trouve en escale à Penang (Malaisie), la chute d'un mât de charge tue le second capitaine.
En mai 1963, un incendie se déclare dans l'une de ses cales, heureusement rapidement maîtrisé, mais entraînant la perte d'une partie de la cargaison — Fin 1965, un membre d'équipage décède à bord et la typhoïde est suspectée, aussi le navire est-il mis en quarantaine quand il arrive à Los Angeles début janvier 1966.
MEKONG - Cargo de divers - 163,60x19,60 m - TE 10,00 m - JB 8 267 - JN 4 903 - PL 10 850 t - Ptot 7 360 kW (deux moteurs 2T-8cyl Sulzer 8SD72) - V 16 nd - Cap. 16 410 m3 (6 cales avec panneaux Mège) / 12 passagers - Deux bigues 40 et 80 t - Mâts de charge 4x8 t / 16x5 t - Constr. 1951 (Ateliers et Chantiers de la Loire, Saint-Nazaire, France) - Propr./Gérant/Opérat. Messageries Maritimes (France) - Pav. FRA. Perte totale le 12.12.1957. Sisterships : PEI-HO et MEINAM.
Sources bibliographiques : BOIS P. — Le grand siècle des Messageries Maritimes. CCI Marseille, 2003 (3e éd.), ISBN 2-900732-01-8 / LANFANT (Cdt) — Historique de la Flotte des Messageries Maritimes 1851-1975. Grafic Foto, 1979 / GRUSS R.  — Marine marchande française (1953-57-61) / Photo Coll. J.Y. Brouard.

NORMANDIE NORMANDIE —  Compagnie Générale Transatlantique (1935-1941)
Construit par les Chantiers de Penhoët (Saint Nazaire, France), le paquebot à la carrière aussi prestigieuse que courte fut lancé le 28.10.1932 pour la Compagnie Générale Transatlantique qui le destinait à sa ligne Le Havre - New York. Il quitta Le Havre le 07.06.1935 pour son "maiden voyage" au cours duquel il ravira au "flagship" italien REX le fameux "ruban bleu" (tant convoité alors par les paquebots de prestige de toutes les grandes compagnies mondiales qui se livraient entre elles une lutte acharnée). Avec ses plus de 313 m de long, il est alors le plus grand paquebot (et sans doute navire) du monde. Mis en réserve à New York en 1939 au moment de la déclaration de guerre, on connaît bien sûr la suite de son histoire, sa lamentable fin, dans la nuit du 10.02.1942, par chavirage entre les piers 88 et 90 du port new-yorkais. Il sera finalement vendu à la ferraille le 03.10.1946 pour une somme dérisoire. Cf. dossier.
NORMANDIE - Liner - 313,75x36,40x28,00 m - TE 11,15 m - JB 79 280 - PL 14 420 t - 29 chaudières à tubes d'eau (timbrées à 28 kg - surface de chauffe unitaire 1 000 m2) - 4 turbo-alternateurs (33 400 kW) - 4 moteurs de propulsion Alsthom (Ptot 160 000 ch ou 117 760 kW) - 4 hélices à trois pales de 4,78 m de diamètre - Cap. 1 972 passagers (dont 848 en première classe et 654 en classe touriste) - Equipage 1 345 (66 officiers - 120 membres d'équipage pont - 187 membres d'équipage machines - 972 affectés aux services généraux) - 13 ponts - Luxueux emménagements (vastes volumes - théâtre de 380 places - trois piscines dont une de 23 m de long - jardin d'hiver avec volière - nombreux restaurants et salons - bibliothèque - chapelle - salle de sport - tennis - salle de massage - salle de jeux pour les enfants - nombreuses boutiques dont le "Bon Marché" et un fleuriste - même un chenil) - Constr. 1935 (Coque T6 - Chantiers de Penhoët, Saint-Nazaire, France) - Coût de construction 863 MF (dont 10 % rien que pour la décoration) - Pav. FRA.

Sources bibliographiques : La Lettre des Paquebots N° 54 (2005) / OLLIVIER F. — Normandie, 1935-1942, un chef-d’œuvre français (Préface de J.F. Deniau). Chasse Marée, 2005, ISBN 2-914208-80-4 / CENDRARS B., COLETTE, FARRERE C., WOLFF P. — A bord du Normandie, journal Transatlantique. Ed. Le Passeur, 2003.


NYOMBE
NYOMBE — Compagnie Franco-Coloniale de Navigation - Louis Martin ( 1948-1961) / Compagnie Franco-Camerounaise de Navigation (1961-1970)
Navire frigorifique lancé à Odense le 14.04.1948 pour la Compagnie Franco-Coloniale de Navigation (créée par la Cie Louis Martin qui assurait à elle seule, à cette époque, 40 % du transport des bananes de Guinée, Côte d'Ivoire, Sénégal et Cameroun, et ce jusqu'à la décolonisation). C'est justement en 1961 que la Cie Franco-Coloniale de Navigation prend le nom de Cie Franco-Camerounaise de Navigation. Le bananier devient le ROLANDO en 1970, après son rachat par la société Flota Granadera Panamena. Revendu l'année suivante à une autre société panaméenne (R. Empressa Maritimes), il devient le ZEPHYRUS. Repris en 1974 par la National Shipping Line Mogadiscio, il devient le BERBERA 1. C'est sous ce nom qu'il sera ferraillé à Taiwan en 1980.
BERBERA 1 - IMO 5259527 - Indicatif d'appel 6OZZ - Cargo frigorifique - 103,43x14,80 m - JB 2 872 - PL 4 064 t - Constr. 1948 (Odense Staalskibsvaerft A/S, Odense, Danemark) - Pav. SOM - Ex ZEPHYRUS (1971-1974) - Ex ROLANDO (1970-1971 / Pav. PAN) - Ex NYOMBE (1948-1970). Démoli en 1980.
Sources bibliographiques : BOITELLE F., LEFEBVRE P. — Quais des bananes. Éditions Bertout, décembre 2000, ISBN 2-86743-411-4 / PEDERSEN H. — La Flotte frigorifique française 1869-1990. MDV, 1990.

PEI HO
PEI-HO —   Messageries Maritimes (1951-1957)
Lancé le 27.09.1950 aux Ateliers et Chantiers de la Loire (Saint-Nazaire), le cargo PEI-HO (troisième du nom) quitte le chantier nazairien le 04.08.1951. Il appareille le 21.08 d'Anvers pour son voyage inaugural vers l'Australie. Il est en effet positionné, comme ses sisterships MEKONG et MEINAM, sur la ligne Extrême-Orient et Australie par Suez (de 1953 à 1957, il assurera celle du Japon). Sa carrière sera prématurément stoppée le 12.12.1957, alors qu'il mouille en rade de Casablanca par temps bouché. Il dérive, talonne les Roches Noires et se brise. L'équipage est hélitreuillé par des hélicoptères américains. Une digue provisoire sera construite pour décharger la cargaison du navire (cf. encadré ci-dessous pour quelques informations complémentaires).
PEI-HO - Cargo de divers - 163,60x19,60 m - JB 8 606 - JN 4 950 - PL 11 140 t - Ptot 7 360 kW (deux moteurs 2T-8cyl Sulzer 8SD72) - V 16 nd - Cap. 16 410 m3 (6 cales avec panneaux Mège) / 12 passagers - Deux bigues 40 et 80 t - Mâts de charge 4x8 t / 16x5 t - Constr. 1951 (Ateliers et Chantiers de la Loire, Saint-Nazaire, France) - Propr./Gérant/Opérat. Messageries Maritimes (France) - Pav. FRA. Perte totale le 12.12.1957. Sisterships : MEINAM et MEKONG.
Sources bibliographiques : BOIS P. — Le grand siècle des Messageries Maritimes. CCI Marseille, 2003 (3e éd.), ISBN 2-900732-01-8 / LANFANT (Cdt) — Historique de la Flotte des Messageries Maritimes 1851-1975. Grafic Foto, 1979 / GRUSS R.  — Marine marchande française (1953-57-61).

Une technique originale pour décharger l'épave du PEI-HO
On l'a dit, le PEI-HO qui mouillait devant Casablance fut, au cours d'une tempête exceptionnelle, drossé le 12.12.1957 sur un fond rocheux parallèle à la côte, à environ 350 m de celle-ci. Une fois l'équipage sauvé (par hélitreuillage), se posa le problème de sa cargaison, alors évaluée à un milliard et demi de francs. Le PEI-HO arrivait en effet d'Extrême-Orient les cales pleines : 7 500 t de marchandises constituées de balles de caoutchouc, d'étain, de tôles navales (aciers spéciaux, peut-être destinés au porte-avions FOCH dont la construction venait d'être lancée), de thé, etc. Le navire prenait eau, mais une grosse partie de la cargaison était hors d'eau. Il fallait la sauver à tout prix. Or l'accès par la mer était impossible vu la houle et les hauts fonds. Les assureurs eurent alors l'idée de faire construire une digue (de 330 m de long sur 6 m de large) qui relierait le navire à la côte (perpendiculairement à celle-ci) et un appontenent (de 100 m de long sur 10 m de large) parallèle au navire (ce qui lui permettait d'ailleurs de "s'appuyer" dessus), et ce de façon à permettre à une noria de camions d'évacuer vers le terre-plein du port tout ou partie de la cargaison du navire. C'est ainsi que, en 19 jours, quelque 200 000 m3 de pierres, de blocs de béton et de terre furent charriés pour construire ces deux chaussées provisoires (dont le coût de construction avait été évalué à 50 millions de francs). En parallèle, des va-et-vient avaient été installés entre la terre et le navire afin de transporter divers personnels (armement, assureurs, etc.) et déjà évacuer certaines marchandises parmi les plus précieuses, mais le débit de ces transporteurs aériens était évidemment faible (3 à 5 t par voyage). Ce projet était audacieux, mais il fut mené à bien et le 18.01.1958, les premiers camions accostaient le PEI-HO. Des groupes électrogènes avaient été installés sur le nouvel appontement afin d'alimenter les engins de levage du bord. Le déchargement dura exactement un mois, et 6 000 t de marchandises furent récupérées (sur les 7 500 t de la cargaison). Ces marchandises furent ensuite chargés sur trois navires (DUISBOURG / ANTIFER / ILE-DE-LA REUNION) qui les ramenèrent en France. Sources bibliographiques : divers articles JMM de l'époque.

PORT-GENTIL
PORT GENTIL —  Société d'Armement Fluvial & Maritime / Soflumar (1953-1979)
Lancé le 31.03.1953 au chantier néerlandais Scheeps v.d.Werf (Deest, Pays-Bas), le citernier PORT-GENTIL est livré le 25.06.1953 à l'armement havrais Soflumar. Vendu en 1979 à la compagnie grecque Agroil One Shipping, il devient le MAZAL. Racheté en 1987 par Achilles Nav.  Co (Sri Lanka), il prend le nom de LACERTA, pas pour longtemps d'ailleurs car il est revendu dès l'année suivante à Petromar International (Saint Vincent & Grenadines) qui le renomme SUN SHIELD.
Il arrive à Limassol en août 1988 et est plus ou moins abandonné, en avarie de machine. A priori promis à la démolition, il renavigue finalement sous pavillon VCT, repris par Elias Boulis Tayed (Liban). Alors qu'il cherche à gagner un port chrétien au nord de Jounieh (Liban), il est arraisonné le 29.08.1989 par les forces syriennes qui lui tirent dessus, y mettant le feu et tuant dix des douze membres d'équipage. Déclaré total loss. Sistership : PORT DE BOUC (II).
SUN SHIELD (Kingstown) - IMO 5282378 - Indicatif d'appel J8LZ - Transport d'huiles végétales - 78,26x10,88x5,10 m - TE 4,85 m - JB 1 480 - JN 646 - PL 2 026 t - P 736 kW (mot. 4T-8cyl Werkspoor / hélice à pas fixe) - V 10 nd - Cap. 2 636 m3 - Constr. 1953 (Scheeps v.d.Werf, Deest, Pays-Bas) - Dernier propriétaire Elias Boulis Tayed (Liban) - Pav. VCT - Ex LACERTA (1987-1988) - Ex MAZAL (1979-1987) - Ex PORT GENTIL (1953-1979). Perte totale le 29.08.1989.

SAGAFJORD
SAGAFJORD — Norwegian America Line (1965-1983)
Lancé le 13.06.1964 à La Seyne-sur-Mer, le SAGAFJORD fut livré par la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-Mer) le 18.09.1965 à son propriétaire, la Norwegian America Line ("maiden voyage" en octobre 2010 Oslo - New York). Il passe à la Cunard Steam-Ship en 1983 tout en gardant son nom. En juillet 1996, affrété par le groupe allemand Transocean Tours, il devient GRIPSHOLM, nom qu'il ne garde qu'un an puisqu'il est vendu l'année suivante à Acromas Shipping (Bahamas). Alors opéré par la compagnie anglaise Saga Cruises, il devient le SAGA ROSE en mai 1997. C'est sous ce nom qu'il est retiré du service en octobre 2009 car il n'est plus conforme aux nouvelles réglementations Solas. Après plusieurs projets de reconversion en hôtel, qui n'aboutissent pas, il sera finalement démoli en Chine en 2010.
SAGA ROSE (Nassau) - IMO 6416043 - Indicatif d'appel C6ZU - Paquebot - 188,88x24,49x19,90 m - TE 8,26 m - JB 24 528 - JN 9 110 - PL 6 353 t - Ptot 17 652 kW (deux moteurs 2T-9cyl Sulzer-Forges et Ch. de la Méditerranée 9RD68 / deux hélices à pas fixe) - V 20 nd - Prop. d'étrave - Générat. 6 x 667 kW - Cap. 567 passagers (325 cabines) - Equipage 352 - Constr. 1965 (Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer, France) - Dernier propr:/gérant Acromas Shipping (Bahamas) - Dernier opérateur Saga Cruises (Royaume-Uni) - Pav. BHS - Ex GRIPSHOLM (1996-1997) - Ex SAGAFJORD (1965-1996). Démoli en mai 2010 par Changjiang Ship Recycling Yard (Jiangsu, Chine).
Sources bibliographiques : REMY M. — Transatlantiques & long-courriers - La mémoire des grands paquebots. Marines Éditions, 2010, ISBN 2-2357430426 / Doc. Norwegian American Line.

SAINT-MICHEL
SAINT-MICHEL— Société Maritime d’Extrême-Orient / Chargeurs Réunis (1947-1955)
Lancé à Port-de-Bouc le 30.11.1932 comme KOLENTE pour la Compagnie des Transports Maritimes de l’Afrique Occidentale Française, ce cargo réfrigéré effectue son premier voyage sur la Guinée en mars 1933. Il est saisi à Bordeaux le 06.09.1940 par les Allemands qui le transforment en briseur de barrage et le renomment SPERRBREICHER 20. Quatre ans plus tard, ils le sabordent à Nantes (11.08.1944). Il sera renfloué, remis en état à partir d'avril 1945 et adapté au cabotage indochinois. C'est ainsi qu'il devient, à partir de 1947, le SAINT-MICHEL assurant un service local en Indochine pour le compte de la Société Maritime d’Extrême-Orient (filiale des Chargeurs Réunis). Parti de Bordeaux le 18.01.1948, il assurera son service en Indochine jusqu'en août 1955. Puis il est vendu à l'armement Shun Cheong Nav Co (Hong Kong) qui le renomme TAI POOAN.
Désarmé à Hong Kong en janvier 1961, il y est démoli en décembre 1963. A noter qu'il participa, de septembre 1954 à février 1955, à l'évacuation du Tonkin à la suite des accords de Genève.
SAINT-MICHEL - Cargo frigorifique - 104,10x14,85 m - JB 3 723 - PL 1 907 t - P 2 575 kW (trois chaudières Prud'hon Capus 275°C timbrées à 16 kg / machine à triple expansion) - Vmax 15 nd - Constr. 1933 (Chantiers et Ateliers de Provence, Port-de-Bouc, France) - Pav. FRA.

Sources bibliographiques : BEAUGÉ J., COGAN R. P. — Histoire Maritime des Chargeurs Réunis et de leurs filiales françaises. Barré & Dayez, 1984 / GRUSS R.  — Marine marchande française (1953-57-61)
/ Photo André Mardon - Coll. J.Y. Brouard.


TAHITIEN
TAHITIEN —  Messageries Maritimes (1953-1971)
Lancé le 04.10.1952 à l'arsenal de Brest, le paquebot mixte TAHITIEN est affecté à la ligne d'Australie (via Panama) dès sa mise en service (février 1953) et le restera durant toute sa carrière aux Messageries Maritimes. Celle-ci cesse en décembre 1971, lors de sa vente à Aphrodite Cruise qui le renomme ATALANTE (il effectue alors la liaison Ancone-Patras, sous pavillon chypriote). Il sera utilisé quelques mois comme ferry HOMERICUS en 1991 (ligne Italie du Sud - Grèce). Puis il renaviguera à partir de 1991 sous le nom d'ATALANTE pour des croisières montées par Paradise Cruises à partir de Chypre. Il sera démoli à Alang (Inde) fin 2004. Sistership : CALEDONIEN.
Autre photo (Coll. J.Y. Brouard)
A noter que durant sa carrière "Mess Mar", il fut l'objet de plusieurs incendies dont le plus grave se produisit le 02.05.1969 alors qu'il naviguait entre Balboa et Papeete, heureusement sans faire de victimes. D'abord remorqué par le MARQUISIEN (même compagnie) jusqu'à Balboa, il sera ramené à Marseille où il devra rester en cale sèche pendant plus d'un an pour réparation.
ATALANTE (Limassol) - IMO 5348744 - Indicatif d'appel P3WX4 - Paquebot - 167,32x20,60x12,50 m - TE 7,87 m - JB 12 614 - JN 7 304 - PL 9 063 t - Déplacement 17 500 t - P 7 580 kW (deux moteurs 2T-10cyl B&W-Schneider 10-62VTF-115 / deux hélices à pas fixe) - V 17 nd - Générat. 5 x 272 kW - Cap. 670 passagers comme ATALANTE mais 360 passagers (4 classes) comme TAHITIEN - 20 mâts de charge à l'origine (dont deux bigues 20 et 40 t) - Constr. 1953 (Arsenal de Brest, France) - Dernier propr./gérant/opérat. Paradise Cruises (Chypre) - Pav. CYP - Ex HOMERICUS (1991) - Ex  ATALANTE (1971-1991) -  Ex TAHITIEN (1953-1971). Démoli en Inde (par Natraj) en décembre 2004.
Sources bibliographiques : BOIS P. — Le grand siècle des Messageries Maritimes. CCI Marseille, 2003 (3e éd.), ISBN 2-900732-01-8 / LANFANT (Cdt) — Historique de la Flotte des Messageries Maritimes 1851-1975. Grafic Foto, 1979 / GRUSS R.  — Marine marchande française (1953-57-61).

TOCANSA

TOCANSA — Compagnie de Transports Océaniques (1958-1961) / Chargeurs Réunis (1961-1975)

Commandé par la Compagnie de Transports Océaniques (CTO) aux Chantiers Loire Normandie (Nantes), le cargo TOCANSA est lancé le 21.04.1958. il entre en service le 11.12.1958. Il peut embarquer 12 passagers. Il est transféré aux Chargeurs Réunis en janvier 1961. Il devient PORT CARTIER en novembre 1975 après sa vente à Djiring Fret (une filiale des CR). Deux ans plus tard, il devient le KIMKO STORK après sa revente à la société panaméenne Mentor Maritima. Parmi les faits marquants de sa carrière, l'abordage en Manche avec le pétrolier libérien KYMO (ce dernier sera reconnu responsable de l'accident).

KIMKO STORK (Piraeus) - IMO 5362829 - Indicatif d'appel SXUG - Cargo de divers - 144,75x19,03x11,23 m - TE 7,82 m - JB 8 529 - JN 5 144 - PL 9 185 t - P 6 400 kW (mot. 2T-7cyl B&W-Forges et Ateliers du Creusot 774VTBF160 / hélice à pas fixe) - V 16,5 nd - 5 cales - Mâts de charge 1x80 t / 1x40 t / 4x8 t / 12x5 t - Constr. 1958 (Chantiers Loire Normandie, Nantes, France) - Gérant Lofos Shipping (Grèce) - Pav. GRC -Ex PORT CARTIER (1975-1977) - Ex TOCANSA (1958-1975). Démoli en mai 1982 au Pakistan (Gulf Trading Agency).

UNITED STATES
UNITED STATES — United States Lines (1952-1969)
Conçu par William Francis Gibbs, ce super liner atteignit lors de ses essais en mer, en mai 1952, l'incroyable vitesse à l'époque, pour un navire de cette taille, de 43 nd. "Maiden voyage" le 03.07.1952 entre New York et Southampton, puis Le Havre. Le "Big U", puisque tel était son surnom, mit seulement 82 h pour traverser l'Atlantique, soit moins de trois jours et demi et une moyenne de l'ordre de 36 nd... ravissant ainsi le "Blue Riband" au QUEEN MARY que la "Dame" de la Cunard détenait depuis 1938 ! Sa vitesse de croisière sera ultérieurement de 32-33 nd. Avec une clientèle presque exclusivement anglo-américaine (et un peu allemande), il restera en service jusque fin 1969, date à laquelle il fut désarmé et amarré à différents "quais de l'oubli"... jusqu'en 1992 où il fut racheté par un armateur turc qui souhaitait le transformer en navire de croisière.
Le projet ne fut pas mené à son terme, le paquebot fut revendu et revint (en remorque...) aux US en juillet 1996. Saisi en 1997 par le Gouvernement Fédéral pour dettes, il fut revendu en 2004 à la Norwegian Cruise Line qui souhaitait le restaurer. En attendant que ce nième projet aboutisse, il mena des jours bien mornes dans le port de Philadelphie. A noter, au-delà de son luxe et de son confort bien connus, quelques particularités d'avant-garde comme l'emploi d'alliages d'aluminium ou la séparation en deux compartiments étanches de sa salle machines pour d'évidentes raisons de sécurité.
UNITED STATES (New York) - IMO 5373476 - Indicatif d'appel KJEH - Paquebot - 301,76x30,97x17,07 m - TE 9,82 m - JB 38 216 - JN 19 352 - PL 13 016 t - Ptot 127 832 kW (quatre turbines à vapeur Westinghouse / quatre hélices à pas fixe) - V 30 nd - Générat. 6 x 1 500 kW - Cap. 1 928 passagers (871 en première classe - 508 en classe cabine - 549 en classe touriste) / 1 093 membres d'équipage - Constr. 1952 (Newport News Shipbuilding and Dry Dock, Newport, Virginie, Etats-Unis) - Propr. Star Cruises (Malaisie) - Pav. USA. Désarmé.

VIVARAIS
VIVARAIS —  Messageries Maritimes (1960-1977) / Compagnie Générale Maritime (1977-1978)
Le cargo VIVARAIS, un "9300", est lancé en 1960 au chantier belge Cockerill-Ougree pour le compte des Messageries Maritimes. Il naviguera pour cet armement jusqu'en 1977 (d'abord sur la ligne d'Australie puis, à partir de 1972, sur les lignes du Pacifique ou du Sud-Est Asiatique). Il sera transféré à la CGM (Compagnie Générale Maritime) lors de sa création par fusion de la Compagnie Générale Transatlantique et des Messageries Maritimes. Le 29.07.1966, le VIVARAIS fut abordé par le navire espagnol MONTE ALUBE, entraînant l'envahissement de la salle machine et de la cale 3. Une partie de l'équipage (31 marins) est recueillie à bord du pétrolier FABIOLA, tandis que le commandant et 17 autres membres d'équipage restent à bord, le cargo étant pris en remorque par le GANGE (un autre navire des Messageries Maritimes).
Des réparations provisoires seront faites à Cadix, puis il sera remorqué (par l'UTRECHT) jusqu'au Havre pour réparations complètes. Vendu à un armateur grec en 1978, il est renommé WHITE ROSE (photo Coll. Yvon Perchoc), nom sous lequel il sera démoli en Chine six ans plus tard (en fait, il était désarmé depuis 1982).
WHITE ROSE (San Lorenzo) - IMO 5382805 - Indicatif d'appel HQYJ - Cargo de divers - 156,05x19,92x11,90 m - TE 9,24 m - JB 7 504 - JN 3 888 - PL 9 500 t - P 10 076 kW (mot. 2T-11cyl B&W-Cockerill-Ougree 11-74VTBF-160 / hélice à pas fixe) - V 18 nd - Générat. 3 x 300 kW - Cap. GRN 15 600 m3 (5 cales) - Mâts de charge 60 t / 30 t / 4x10 t / 10x5 t - Constr. 1960 (N.V. Cockerill-Ougree, Hoboken, ) - Pav. HND - Ex VIVARAIS (1960-1978). Démoli en décembre 1984 par China National Metals & Minerals (Qinhuangdao, Chine).
Sources bibliographiques : BOIS P. — Le grand siècle des Messageries Maritimes. CCI Marseille, 2003 (3e éd.), ISBN 2-900732-01-8 / LANFANT (Cdt) — Historique de la Flotte des Messageries Maritimes 1851-1975. Grafic Foto, 1979

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Dernière mise à jour - 12.12.2011
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© Françoise Massard  
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