Une centaine de milliers de personnes consacrent bénévolement
leur temps à la sécurité des gens en mer, et tous les
pays s'accordent pour que les secours portés au» personnes
en danger soient gratuits. Il est évident que si ces exemples de
bonne volonté et de courage pouvaient être généralisés
à la planète, la face du monde serait changée. Eric
Tabarly disait que la paix dans le monde ne pourrait
venir que de la mer ! Non, la mer n'est pas aussi cruelle que peuvent le
suggérer quelques catastrophes maritimes. Car elles ne sont pas le
fait de la mer, mais le plus souvent des erreurs d'évaluation du
danger. La moitié des pertes de grands navires - plus de 300 par
an - est encore due à des fautes de navigation, malgré des
équipements sophistiqués.
Les organisations nationales et mondiales de sauvetage en mer ont permis,
au même titre que les techniques de localisation et de communication,
d'améliorer les chances de survie pour les professionnels comme pour
les plaisanciers. Mais ignorer les dangers d'un accostage ou oublier de
fermer sa combinaison de survie avant d'évacuer peut coûter
la vie. |