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Bibliographie - Extrait


La réparation navale, par X. Daumalin, J. Domenichino et O. Raheux (Éd. Jeanne Laffitte)
La réparation navale a fortement marqué l’histoire de Marseille. Du point de vue économique, tout d’abord, puisque la ville a longtemps été au premier rang dans ce domaine, mais aussi du point de vue social et urbain dans la mesure où plusieurs quartiers proches du port ont été complètement façonnés par cette activité. Depuis le calfatage des coques des voiliers en bois jusqu’à la « jumboïsation » des car-ferries, depuis l’ouverture du bassin de carénage en 1835, jusqu’à la mise en service de la forme 10 en 1975, depuis la fondation des ateliers Taylor, Benet, Labarre, Falguière et Fraissinet jusqu’à l’affirmation du groupe Terrin au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire de la réparation navale est loin d’être celle d’un long fleuve tranquille. Le métier est dur, souvent dangereux, extrêmement sensible aux aléas de la conjoncture et nécessite une grande capacité d’adaptation. Ses spécificités lui ont valu de connaître une activité en dents de scie et de générer des rapports sociaux hors norme, tant à l’intérieur des entreprises qu’au niveau du statut des ouvriers souvent considérés comme une sorte d’aristocratie au sein du monde ouvrier local. Qu’aurait été Marseille sans la réparation navale ?
Et que deviendra l’activité portuaire de la ville si la réparation navale venait à disparaître ? A l’heure où l’avenir de cette profession semble particulièrement incertain, les auteurs ont voulu revenir sur les temps forts de son histoire pluriséculaire et rappeler tout ce que les Marseillais devaient à la « répa ».
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© Françoise Massard