A la fin du printemps 1940, une partie de la flotte marchande
sera saisie par les Britanniques, mais la majorité, réfugiée
dans les ports d'Afrique du Nord, restera sous le contrôle de l'Etat
français (Vichy). Quelques dizaines de navires se sont trouvés
bloqués dans les ports français. En métropole comme
en Afrique, les Commissions d'armistice tardent à autoriser la reprise
du trafic, à l'exception de quelques voyages. Mais du côté
de l'Angleterre les choses bougent : plus d'une centaine de navires français
réfugiés dans ses ports vont se rallier aux forces de la France
libre, dont la flotte marchande va s'étoffer de mois en mois. Cependant,
sur presque toutes les mers, la marine marchande de Vichy reprend son labeur
austère et périlleux.
Cet ouvrage sauve de l'oubli le sort de nos navires marchands et de leurs
équipages, quel que soit leur camp, entre le 26 juin 1940 et le 7
novembre 1942. |