"Parlons un peu du temps passé, tu dois avoir mon âge, Tu as connu, tout comme moi, la fleur des équipages ; c'était ici, à Douarnenez, un peu après la guerre, lorsque venait se rassembler la flotte sardinière. (bis)
Il y avait cinq cents bateaux, malamoks et pinasses, En cabanage et béquillés, dormant à marée basse.
Certains venaient de Quiberon ou des Sables-d'Olonne, tous équipés de filets bleus, aux premiers jours d'automne. (bis)
L'un d'eux venait du Guilvinec ; à bord un petit mousse traînait un peu ses lourds sabots, allant comme on le pousse, et, à l'âge où l'on est encor sur les bancs de l'école, iIl serrait fort son aviron des deux mains sur l'épaule. (bis)."
Le Mousse du Pescadou raconte la première saison de pêche de l'auteur dans les années cinquante au Guilvinec. La relation pittoresque qu'il fait du milieu des pêcheurs constitue à la fois un document et une aventure humaine sans égale.