Cabotage le long de la côte dalmate à bord de l'ARION (06.2006)
Françoise Massard


Emménagements

Le M/S ARION est équipé de six ponts. De bas en haut : l'Ocean Desk comprend une vingtaine de cabines ; le Reception Desk en comporte lui une cinquantaine et, comme son nom l'indique, le bureau d'accueil ; l'Upper Desk compte une soixantaine de cabines et la salle à manger pouvant accueillir 350 convives ; au Promenade Desk se trouvent le Grand salon, le Piano bar, le Casino, les boutiques, le Centre de beauté, ainsi que la bibliothèque ; il héberge également une quinzaine de cabines et, tout à l'arrière, un buffet-restaurant et un vaste espace équipé de chaises-longues déployées autour de la piscine ; le Navigator Desk, celui de la passerelle, ne compte qu'une quinzaine de cabines passagers ; enfin, c'est au sixième et dernier pont, l'Observation Desk, que l'on monte pour profiter du solarium. Les principaux ponts sont desservis par ascenseur.



La salle à manger, qui occupe tout l'arrière du navire au pont 3 et dont on voit l'entrée ci-dessous à gauche, est dotée de très nombreuses fenêtres, ce qui la rend très lumineuse. Elle compte 352 places et peut donc accueillir tous les passagers en un seul service. La table y est soignée, la cuisine raffinée et variée et le service toujours convivial, avec des serveurs sympathiques et souriants..


C-dessous, au pont 4, le Grand salon (300 places) sert également de salle de spectacles et de salle de conférences.


Toujours au pont 4, ou Pont-promenade, se trouvent le salon de beauté et les boutiques (photos ci-dessous). Non figurés, mais néanmoins bien existants, à ce même pont, le Lido bar (30 places) et le Piano bar (30 places également). Ci-dessous à droite, l'une des sorties vers le pont-promenade.



Une grande majorité des 169 cabines ont vue sur la mer. Les cabines sont toutes équipées de lits bas (possibilités de couchettes superposées pour les enfants dans certaines cabines), possèdent l’air conditionné et ont toutes des salles d’eau (avec douche et toilettes privées). Chaînes musicales et télévision avec films internes dans chaque cabine. Egalement mis à disposition sèche-cheveux et coffre-fort personnels. Les cabines de la catégorie la plus élevée dispose d'un mini-bar.


Une cabine standard, extérieure, pont élevé... la mienne. Tout le confort, mais un peu cellule de moine quand même par rapport à l'agencement des navires plus modernes. "Ma" table à cartes personnelle et, quand j'avais besoin de plus d'espace, direction la bibliothèque - salle de jeu.



La légende d'Arion, telle qu'elle nous fut contée à bord...

Mi-historique, mi-légendaire, le poète et musicien Arion serait né à Methymne, dans l'île grecque de Lesbos, au VIIe siècle av. JC. Bien que l'on trouve son nom cité dans des écrits d'Hérodote, il semblerait qu'aucun des travaux d'Arion n'ait survécu. La légende veut pourtant qu'il ait inventé le dithyrambe, hymne chanté par un chœur d'hommes. à l'origine un hymne à Dionysos (le Bacchus des Romains... pas fou Arion !).

Le mythe d'Arion...Alors qu'il revenait, par mer, d'un voyage qui l'avait mené en Italie et en Sicile, et au cours duquel il avait semble-t-il accumulé des richesses, il attisa la cupidité de son équipage qui décida de le tuer afin de s'emparer de son trésor. Quand Arion se rendit compte que sa vie était en danger, il demanda comme dernière faveur de pouvoir chanter. Les marins y consentirent, et le poète, debout sur le pont, se mit à chanter, s'accompagnant de sa lyre. Puis il sauta par dessus bord, mais fut miraculeusement recueilli par un dauphin qui avait été attiré par sa musique. Celui-ci nagea jusqu'à Corinthe où Arion arriva avant le navire. Il put ainsi expliquer le stratagème à son ami Périandre, tyran de Corinthe. Aussi, ce dernier convoqua les marins, dès leur arrivée au port, et leur demanda ce qu'il était advenu du poète. Ils affirmèrent qu'il était resté en arrière... Mais, quand ils furent mis en face d'Arion, ils confessèrent leur méfait. Ils furent punis. Quant à la lyre d'Arion et au Dauphin, ils devinrent des constellations pour... guider les honnêtes marins...
Toute histoire, même légendaire, à sa morale !


Clin d'œil avec cette touline bien lovée

J'ai donc embarqué à Rijelka à bord de ce paquebot. Puis nous avons longé les côtes croates et monténégrines (cf. cartes ci-dessous), escalant à Pula, Zadar, Split, Korcula, Dubrovnik, Ploce, sans oublier les îles Kornati et les superbes Bouches de Kotor.


Escales dans les ports de Ploce, Pula, Kotor, Rijeka

© Françoise Massard
  www.cargos-paquebots.net