Croisière La Havane - Gênes à bord du MSC ARMONIA (mars 2017)
Françoise Massard

 
La vignette du MSC ARMONIA, en haut à gauche de chaque page, renvoie à la première page du dossier. La flèche ci-contre (à droite) mène au bas de la page, d'où l'on peut naviguer de page en page. L'ancre-vignette (rouge) en bas de page ramène en haut de page. Grâce à la barre d'outils ci-dessous, il est possible de faire une recherche par escale, par date, par navire ou encore par page. Par ailleurs, cliquer (ou double-cliquer) sur les photos permet de les agrandir (un clic gauche sur la croix en haut de page ferme la fenêtre de l'image grand format et permet de revenir à l'écran principal).




Recherche par escale



Dimanche 19 mars 2017
(suite)

Appareillage de Santo Domingo  (République Dominicaine)

Le paquebot MSC ARMONIA a accosté à Santo Domingo (capitale de la République Dominicaine) ce 19.03.2017 à 07h00. Dès que le commandant a obtenu la "libre pratique", je me suis empressée de descendre à terre pour visiter la ville comme j'ai eu l'occasion de le montrer sur la page précédente de ce rapport. La demi-journée à terre est passée très vite et je me dépêche de revenir au terminal croisières (photo ci-dessous à gauche) car l'appareillage est prévu à 13h00. Nous mettons le cap sur Philipsburg (Sint Maarten), distant de 400 milles. Nous y serons dans un peu plus de 24 h. La pilotine s'apprête à nous suivre, pour récupérer le pilote à la sortie du port.
La "libre-pratique" (en anglais "clean bill of health" ou "free practice") est l'autorisation donnée à un navire — par les autorités sanitaires du port d'escale — de communiquer librement avec la terre et donc de descendre du navire.


Sur les deux premières photos, les remorqueurs GUARIONEX et ANJANVEL que nous avons vus ce matin. Nous voyons aussi le voiturier L'AUDACE.


D'autres photos du voiturier espagnol L'AUDACE que nous dépassons lors de notre chenalage de sortie du port de Saint-Domingue. Sur sa cheminée, les initiales du fondateur Rafael Suardiaz qui créa en 1944 l'armement "Les Vapeurs Suardiaz", devenu aujourd'hui le "Groupe Suardiaz" (siège à Madrid).

L'AUDACE (Santa Cruz de Tenerife) - IMO 9187318 - Indicatif d'appel EAXA - MMSI 224876000 - Voiturier - 142,00x21,00x20,68 m - TE 6,00 m - JB 15 224 - JN 10 304 - PL 4 567 t - Ptot 12 960 kW (deux moteurs 4T-9cyl MAN-B&W 9L40/54 / deux hélices à pas variable) - V 20 nd - Prop. d'étrave (600 kW) - Générat. aux. 2 x 648 kW / 1 x 110 kW - Cap. 1 253 voitures (1 500 m de linéaire garage) - Constr. 11.1999 (Hijos de J. Barreras, Vigo, Espagne) - Propr./Gérant/Opérat. Grupo Suardiaz (Madrid, Espagne) - Pav. ESP. Sisterships : BOUZAS (IMO 9249996 / 10.2002) - LA SURPRISE (IMO 9198719 / 03.2000).

Vue générale de la ville moderne de Saint-Domingue (quartier Gazcue, situé à l'Ouest de la vieille ville), telle que je peux la voir de mon balcon de cabine, en sortie du port. Sur la partie gauche de la photo, on entrevoit El Obelisco (photo agrandie rapprochée ici), que l'on voit de n’importe quel endroit du célèbre Malecón (boulevard de front de mer). Haut de 40 m, il fut érigé en 1937 à la demande du dictateur Trujillo lorsqu'il décida unilatéralement de rebaptiser "Santo Domingo" en "Santo Trujillo" ! Entièrement blanc à l'origine, cet obélisque fut recouvert en 1996 de fresques du peintre dominicain Dustin Muñoz. Cet ensemble pictural, intitulé "Allégorie de la liberté", est dédié à la mémoire des trois Sœurs Mirabal, et à travers elles à toutes les femmes dominicaines. Les Soeurs Mirabal (nom de code : "las mariposas" / "les papillons") avaient lutté contre Trujillo pour défendre l'amour de la patrie, la liberté et la démocratie et furent un temps emprisonnées en raison de leurs activités contre le dictateur. Peu de temps après avoir été libérées, elles furent assassinées (par un homme de mains de Trujillo, le 25 novembre 1960) alors qu'elles rendaient visite à leurs époux encore emprisonnés. En 1978, l’ONU vota une résolution désignant la date anniversaire de leur mort, le 25 novembre donc, "Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes", décision ratifiée par 101 pays membres. La République Dominicaine a honoré leur mémoire en créant à leurs effigies un billet de 200 pesos, ainsi que des timbres et en renommant, en novembre 2007, province Hermanas Mirabal l'ancienne province de Salcedo, où les soeurs étaient nées (située au nord du pays, c'est l'une des 32 provinces).



En arrière-fond à droite sur le panoramique ci-dessus et sur la photo ci-dessous à gauche, on aperçoit partiellement le palais présidentiel. Sur les deux photos centrales ci-dessous, quartier résidentiel le long du front de mer. A droite, une statue représentant le Père dominicain Fray Antonio de Montesinos (l'un des premiers missionnaires envoyés par l'Espagne sur l'île d'Hispaniola) qui, au cours d'un sermon prononcé le 30 novembre 1511 en présence de l'amiral Don Diego Colomb, fils aîné de Christophe Colomb), protesta fortement contre les mauvais traitements auxquels les colons espagnols soumettaient les indigènes Taïnos. Cette statue (vue agrandie ici), de 15 m de haut, et œuvre du sculpteur mexicain Antonio Castellanos, fut inaugurée en 1982.


Voilà, le pilote a débarqué du MSC ARMONIA et la pilotine retourne à son quai de service.


Nous croisons, peu après notre appareillage de Saint-Domingue le voiturier ASIAN DYNASTY qui va accoster.

ASIAN DYNASTY
ASIAN DYNASTY
ASIAN DYNASTY
ASIAN DYNASTY
ASIAN DYNASTY (Jeju) - IMO 9203588 - Indicatif d'appel D7NS - MMSI 440058000 - Voiturier - 199,95x32,26x32,09 m - TE 10,018 m - JB 55 719 - JN 20 734 - PL 21 224 t - P 14 313 kW (mot. 2T-7cyl MAN-B&W-HHI 7S60MC / hélice à pas fixe) - V 19,5 nd - Prop. d'étrave (1 325 kW) - Générat. aux. 3 x 1 180 kW - Cap. 6 478 voitures - Constr. 08.1999 (Hyundai Heavy Industries, Ulsan, Corée du Sud) - Gérant Haeyoung Maritime Services, Corée du Sud) - Opérat. Eukor Car Carriers Inc. (Seoul, Corée du Sud) - Pav. KOR. Sisterships : ASIAN EMPEROR (IMO 9176632 / 05.1999) - ASIAN KING (IMO 9203291 / 12.1998) - ASIAN TRUST (IMO 9203590 / 12.1999) - ASIAN VISION (IMO 9122966 / 03.1997) - GLOVIS CHORUS (IMO 9158604 / 11.1997) - GLOVIS COMET (IMO 9122942 / 10.1996) - GLOVIS CORONA (IMO 9122930 / 03.1996) - HOEGH TRIDENT (IMO 9075709 / 02.1995) - HOEGH TROOPER (IMO 9075711 / 03.1995).

Durant notre après-midi de navigation vers Philipsburgh ("capitale" de Sint Maarten / la "capitale" de Saint-Martin est Marigot, puisque cette petite île des Caraïbes est binationale, plus précisément franco-néerlandaise), nous ne verrons qu'un seul navire, et encore assez loin, le porte-conteneurs allemand CARTAGENA EXPRESS. C'est un navire tout neuf, entré en service cette année (le 19.01.2017 précisément).

CARTAGENA EXPRESS
CARTAGENA EXPRESS
CARTAGENA EXPRESS
CARTAGENA EXPRESS (Hamburg) - IMO 9777618 - Indicatif d'appel DJQB2 - MMSI 218850000 - Porte-conteneurs - 333,20x48,20x22,46 m - TE 14,00 m - JB 118 945 - JN 52 240 - PL 123 490 t - P 40 670 kW (mot. 2T-7cyl MAN-B&W 7S90ME-C9 / hélice à pas fixe) - V 21 nd - Prop. d'étrave (3 000 kW) - Générat. aux. 4 x 4 700 kW / 1 x 3 500 kW - Cap. 10 589 evp (dont 2 100 reefers) - Constr. 01.2017 (Hyundai Samho Heavy Industries, Samho, Corée du Sud) - Propr./Gérant/Opérat. Hapag-Lloyd AG (Hambourg, Allemagne) - Pav. DEU. Sisterships : cf. CALLAO EXPRESS (IMO 9777606 / 12.2016).

Coucher de soleil sur la mer des Caraïbes.



Lundi 20 mars 2017
Lever du soleil 06h25 - Coucher du soleil 18h22

Escale de Philipsburg  (Sint Maarten)
Lat. 18° 01' N - Long 063° 03' W - GMT-4

Nous avons appareillé de Santo Domingo (République Dominicaine) le 19.03.2017 à 13h00, cap sur Philipsburg (Sint Maarten) distant de 400 milles. Nous avons navigué toute le soirée et toute la nuit, en longeant la côte Sud de l'ïle de Puerto Rico. Nous doublons les Virgin Islands (photos ci-dessous) le 20.03.2017 au petit matin (entre 06h30 et 07h15), le jour se lève doucement.


Nous prenons une route légèrement Nord-Est en direction de Philipsburg, port situé à l'extrême Sud-Est de l'île Sint Maarten (partie néerlandaise de l'île de Saint-Martin). Nous devrions y accoster aux environs de 13h00.


Philipsburg, dont nous voyons ci-dessous les premières habitations, est le port international, situé dans la partie néerlandaise de l'île de Saint-Martin (cf. encadré en bas de page). Cette île, baignée à la fois par la mer des Caraïbes et par l'océan Atlantique, est située au Nord-Est de l'arc antillais, à environ 200 km de Porto Rico et à 250 km de la Guadeloupe (dont elle a longtemps dépendu administrativement, cf.infra). Ses dimensions sont restreintes : 15 km dans sa plus grande longueur et 13 km dans sa plus grande largeur. Son point culminant est la Pic Paradis (424 m), situé dans la partie française de l'île. L'ensemble de l'île jouit d'un climat tropical, avec seulement deux saisons : la "saison sèche" (de décembre à mai) et une "saison humide" (de juin à novembre), la température moyenne annuelle étant de l'ordre de 27 °C (avec une faible amplitude : 24-35 °C). D'abord peuplée par les indiens Taïnos (Arawaks) comme les îles précédemment visitées au cours de cette croisière, elle fut ensuite peuplée par des tribus Carïbes (vers le XIVe siècle). Cette île de Saint-Martin fut elle aussi découverte par Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage. C'est lui qui lui a donné son nom car il a accosté un certain 11 novembre 1493… qui n'est autre que le jour de la "Saint Martin" (fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin fut très vite attiré par le christianisme auquel il se convertit très jeune, fondant à Ligugé — à côté de Poitiers — le premier monastère d'Occident. Elu évêque de Tours en 371, il y sera inhumé en 397. Très populaire à son époque, Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule). Les Espagnols ne s'intéressèrent pas très longtemps à cette île (ils la quittèrent définitivement en 1648), seuls les Français et les Hollandais se la disputèrent jusqu'à sa partition en 1648 (voir encadré en bas de page).


Les lamaneurs de Philipsburg disposent de petits véhicules électriques pour tirer les amarres et les capeler sur les bites de quais.


Le quai commercial de Philipsburg (situé en face des quais du terminal croisières, lesquels peuvent accueillir jusqu'à six paquebots en même temps). Deux remorqueurs du port : le ISTRIA (coque noire et rouge) et le STATIA RELIANT (coque bleue marine).

ISTRIA
ISTRIA
STATIA RELIANT
ISTRIA (Portsmouth) - IMO 6826705 - Indicatif d'appel J7BE7 - MMSI 325359000 - Remorqueur - 28,71x8,27x3,87 m - TE 3,048 m - JB 193 - JN 36 - PL 65 t - Ptot 1 324 kW (deux moteurs 4T-8cyl Kloeckner-Humboldt-Deutz SBV8M536 / deux propulseurs directionnels) - V 12 nd - Générat. aux. 2 x 25 kW - Traction au croc 22 t - Constr. 01.1968 (Cantieri Navali Campanella, Savone, Italie) - Gérant/Opérat. Carriacou Yacht Services (Carriacou, Grenadines) - Pav. DMA.
STATIA RELIANT (Majuro) - IMO 9417983 - Indicatif d'appel V7UC9 - MMSI 538003903 - Remorqueur - 28,00x9,00x4,50 m - TE 3,30 m - JB 284 - JN 85 - PL 184 t - Ptot 2 984 kW (deux moteurs 4T-16cyl Caterpillar 3516B-HD / deux hélices à pas fixe) - V 12 nd - Générat. aux. 2 x 175 kW - Traction au croc 46 t - Constr. 04.2008 (Astilleros Zamakona Pasaia, Pasajes, Pays Basque, Espagne) - Gérant/Opérat. Svitzer Somara Caribbean (Etats-Unis) - Pav. MHL. Sisterships : cf. STATIA SUNRISE (IMO 9418004 / 07.2008) .

Le paquebot ZENITH était déjà à quai quand nous touchons Philipsburg. Il l'était toujours quand nous avons appareillé.

ZENITH
ZENITH
ZENITH
ZENITH
ZENITH (Valletta) - IMO 8918136 - Indicatif d'appel 9HXM8 - MMSI 256561000 - Paquebot de croisières - 208,00x29,00x24,10 m - TE 7,70 m - JB 47 413 - JN 25 488 - PL 4 915 t - Ptot 19 960 kW (quatre moteurs MAN-B&W (dont deux 4T-9cyl 9L40/54 et deux 4T-6cyl 6L40/54) / deux hélices à pas variable) - V 21,4 nd -  Trois propulseurs transversaux (av. 2 x 1 600 kW / arr. 1 x 1 000 kW) - Générat. 5 x 3 000 kW - Cap. 1 828 passagers (720 cabines) - Equipage 620 - Constr. 03.1992 (Meyer Werft, Papenburg, Allemagne) - Propr. Royal Caribbean Cruises (Miami, Etats-Unis) - Gérant/Opérat. Pullmantur (Madrid, Espagne) - Pav. MLT. Sistership : HORIZON (IMO 8807088 / 04.1990).


J'ai déjà accosté à Philipsburgh le 18.02.2016 à bord du COSTA MAGICA et en 03.2014 à bord du MSC MUSICA. Aussi, je n'irai faire qu'un tour dans le terminal croisières, sans excursion en ville. Je préfère profiter de cette escale pour visiter à fond le MSC ARMONIA et en photographier les emménagments quasi vides de ses passagers.


Quelques particularités de l'île binationale de Saint-Martin / Sint Maarten, située à l’extrémité nord de l’archipel des Petites Antilles
Comme la carte ci-contre le montre et comme le laisse entendre ce double nom, cette petite île antillaise de seulement 86 km2 appartient à deux pays : la France au Nord (53 km2 / env. 38 000 Saint-Martinois), le Royaume des Pays-Bas au Sud (33 km2 / de l'ordre de 42 000 Sint Maarteners), et ce depuis le traité du Mont Concorde du 13 mars 1648 (traité conforté par le traité de Paris de 1816 et la Convention signée avec la Hollande le 28 novembre 1839). La langue la plus communément utilisée n'est toutefois ni le français, ni le néerlandais, mais bien l'anglais, et la monnaie est principalement le… dollar ! Langue et monnaie s'expliquent par la grande fréquentation de cette île par les Américains qui y trouvent le soleil, de magnifiques plages (surtout dans la moitié ouest de l'île) — elle est d'ailleurs surnommée "l'île aux 36 plages", des conditions idéales pour la voile, la "French touch" (au niveau gastronomique en particulier) et de nombreux avantages financiers (carburant détaxé, etc., un véritable paradis fiscal). Pas de frontière physique visible entre les deux parties de l'île, un simple obélisque (plus folklorique qu'autre chose). Le sens du commerce des Néerlandais est très visible dans cette île binationale dont la partie sud (néerlandaise donc) est plus riche, boostant l'ensemble de l'île. C'est à Philipsburg et le long de la côte sud que l'on trouve les grands hôtels-resorts à l’américaine et les boutiques de luxe (parfums, bijoux, hi-fi, etc.), sans compter les centaines de restaurants, plus de dix casinos, etc.

La partie néerlandaise de l'île a le statut de "Territoire autonome du Royaume des Pays-Bas" depuis le 10.10.2010 (elle appartenait auparavant à la "Fédération des Antilles Néerlandaises" qui comprenait alors Aruba, Bonaire et Curaçao). Elle possède sa propre Constitution et son propre Parlement, seules les Affaires étrangères et la Défense relèvent de la Couronne néerlandaise. La capitale de Sint Maarten, Philipsburg, est un "port franc" (depuis 1850). La partie française de l'île est gérée, depuis 2007, par la "préfecture de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin", implantée à Saint-Martin et chargée de concevoir et de mettre en œuvre les politiques publiques sur son ressort territorial (cette partie de l'île est une COM, "Collectivité d’Outre-Mer"). Le préfet peut toutefois recourir aux services déconcentrés de la Guadeloupe pour des missions que les services locaux présents à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy ne seraient pas en capacité d’assurer. Une autre spécificité de cette île : ni source, ni rivière. L'eau potable distribuée est donc uniquement produite par des usines de dessalement de l'eau de mer.

 

Ci-dessous à gauche, l'obélisque qui marque la "frontière" entre les deux pays formant l'île… libre circulation entre les deux ! Ci-après, quelques photos de Marigot, capitale de la partie française de l'île (photos faites en 03.2014 malheureusement sous un ciel couvert avec averses, lors d'une croisière entre Fort de France et Marseille — via diverses îles des Caraïbes — à bord du MSC MUSICA).
La zone française est la partie préférée des adeptes du farniente sur ses grandes plages ou des "voileux" pour ses nombreuses marinas.
C'est aussi la partie la plus authentique de l'île, surtout si on s'éloigne un peu des plages. On y retrouve alors un habitat plus local (constructions créoles traditionnelles, y compris à Marigot et à Grand-Case). Sur la photo de gauche, maison typique coloniale (maison de ville). Sur les deux photos de droite, la gare maritime de Marigot (liaisons inter-îles, en particulier vers St-Barth et Anguilla).
C'est en 1841 qu'un prêtre d'origine irlandaise, nommé Wall, s'installe à Saint-Martin et fait construire cette petite église de Marigot qui fut consacrée le 15 mai 1842. Les deux transepts furent ajoutés en 1871 et 1872. Elle est classée aux Monuments historiques. Il est indiqué à l'entrée : "Cette chapelle sert aussi d'abri de protection en périodes de cyclones". Sur la deuxième photo, petite nef centrale. Sur la photo de droite, l'un des deux transepts.
Fondée autrefois sur l'exploitation des marais salants et la culture du tabac, puis sur celle du coton et de la canne à sucre, l'économie de Saint-Martin est aujourd’hui résolument tournée vers le tourisme (ce dernier a bien sûr un effet favorable sur le BTP qui est de ce fait le deuxième secteur de l’économie de l'île). L'agriculture, l'élevage et la pêche ne sont plus que des activités marginales ayant un impact négligeable sur l'économie de l’île, dont l'industrie est par ailleurs très limitée.
Les cactées, comme les palmiers, font partie intégrante de toutes les îles des Caraïbes. Sur la deuxième photo, une partie de la plage Maho, sur la baie Simson, laquelle appartient au cordon littoral sud qui relie l'île principale à la petite île Les Terres Basses située à l'Ouest. Tout autant que pour s'y baigner, les touristes viennent se donner quelques frissons car la piste d'atterrissage de l'aéroport international Princess Juliana est juste derrière, et comme la piste est très courte (coincée entre la route et la montagne), les avions n'ont d'autre choix que d'être déjà très bas lorsqu'ils survolent la plage. Assez impressionnant, je dois l'avouer !

Nous appareillons de Philipsburg le 20.03.2017 à 19h00. Il fait déjà nuit depuis plus d'une demi-heure, aussi ne fais-je pas de photos. Nous nous apprêtons à traverser l'Atlantique puisque notre prochaine escale est normalement Santa Cruz de Ténérife où nous devrions accoster le 27.03. En fait, ce sera Funchal (Madère), distante de 2 185 milles (soit environ 4 047 km) et non initalement prévue (nous y serons le 28.03 au matin). En effet, un petit problème sur l'un des deux moteurs électriques de propulsion réduira un peu notre vitesse de croisière, mais surtout le MSC ARMONIA devra revenir vers la Guadeloupe — après 13 h de route vers l'Europe — afin de procéder à une évacuation sanitaire, par hélicoptère, de l'un des passagers (voir rapport plus loin). Le temps ainsi perdu ne pourra pas être rattrapé, d'où le remplacement de l'escale de Ténérife par celle de Madère et l'annulation de celle de Cadix. Tous les passagers seront dédommagés par l'armement MSC pour ce désagrément. Nous débarquerons également avec quelques heures de retard à Gênes, le 01.04, mais là encore, l'armement sera très professionnel, nous changeant nos billets d'avions pour rejoindre nos domiciles respectifs.


Prochaine escale : Funchal (île de Madère, Espagne)… après 8 j de mer

Page précédente
Dernière mise à jour : 19.06.2018

© Françoise Massard
  www.cargos-paquebots.net