Croisière en Seine à bord du paquebot fluvial BOTTICELLI (13-18.04.2015)
Françoise Massard
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Visite de Honfleur
15.04.2015

Honfleur est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine. La ville appartient au département du Calvados (son code postal est 14600), le fleuve la séparant de la Seine Maritime (et du Havre). Honfleur vit au rythme de son port depuis le Moyen Age. Les archives mentionnent la ville dès le XIe siècle, elle appartient alors au Duché de Normandie. Ville de corsaires, port de morutiers pêchant sur les Bancs de Terre-Neuve, port d'embarquement de grands navigateurs dès le XVIe siècle, port de commerce avec le Nouveau Monde à partir du XVIIIe siècle. De nos jours, Honfleur (ville d'environ 8 000 habitants) conserve une importante activité maritime : port de commerce (maritime et fluvial), port de pêche (crevettes, coquilles Saint-Jacques, poissons plats) et port de plaisance. A ces activités maritimes sont associées diverses industries : constructions navales, chaudronnerie, métallerie, chimie et pétrochimie, menuiserie, électronique, etc., bien sûr établies en dehors du quartier sauvegardé du Vieux Honfleur. L'autre poumon économique de Honfleur est évidemment le tourisme… et la ville le mérite bien. Enfin, les lumières de l'estuaire continuent d'attirer des artistes comme au XIXe siècle et la vieille ville ne compte plus ses galeries.


Temps superbe en ce 15.04.2015 pour visiter (je devrais dire "revisiter") ce joyau aux portes du Pays d'Auge et de la Côte Fleurie qu'est Honfleur. Je commence ma visite par le Faubourg Saint-Léonard. Du Bassin de l'Est où est amarré le BOTTICELLI, le chemin passe par un agréable espace piétonnier dominé par l'église Saint-Léonard, et comportant deux anciens lavoirs, dont le premier ci-dessous. Sur la deuxième photo, le pignon d'un ancien grenier à sel hélas actuellement non visitable.



Quelques maisons à pans de bois si typiques de cette région entourent ce jardin sur deux côtés.



L'église Saint-Léonard, avec son élégant clocher octogonal de 1760, ferme le fond de cet espace piétonnier où le printemps est en train de poindre.



Un deuxième lavoir, au pied de l'église Saint-Léonard. Ce lavoir Saint-Léonard aurait été construit au XVe siècle. Ce lavoir et celui que nous avons vu plus haut sont alimentés par une source (appelée sans surprise Source Saint-Léonard) qui est toujours active.



Le portail de l'Eglise Saint-Léonard date de la reconstruction de l'église à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. En effet, l'église primitive (consacrée en 1186) fut détruite par les Anglais quand ils prirent Honfleur en 1357 (après une première incursion en 1346). Elle fut reconstruite à la fin de la Guerre de Cent Ans. Mais elle fut de nouveau en grande partie détruite — il n'en reste que la façade "gothique flamboyant" — en 1562 (lors des guerres de religion), les Huguenots l'ayant incendiée. Elle fut donc considérablement remaniée aux siècles suivants. Le cadran de l'horloge et le clocher lui furent adjoints au XVIIIe siècle. Le clocher octogonal à deux niveaux fut ainsi édifié vers 1760 (sur les plans de l'architecte Honfleurais Gervais). Les huit faces de l'octogone sont décorées d'instruments de musique en relief. Cette église est classée aux Monuments historiques depuis 1980.


Le plafond en bois du XVIIe siècle a été recouvert de plâtre peint à la fin du XIXe siècle. Sur la photo de droite, le superbe orgue Cavaillé-Coll-Mutin datant de 1902 et sur lequel jouait Erik Satie, natif de Honfleur. Cet orgue (classé monument historique) a été restauré en 2013 par la Manufacture Bretonne d'Orgues Nicolas Toussaint, Nantes).



Les colonnes séparant la nef des bas-côtés ont été également entièrement décorés. Sur les écoinçons des grandes arcades, sont peints différents Saints (dont Saint Léonard, Saint Roch, Saint Jean-Baptiste, etc.). L'un d'entre eux dénote toutefois par sa modernité (cf. photo de droite) : clin d'œil d'un élève du peintre qui a ainsi voulu lui rendre hommage (le peintre — dont j'ai oublié le nom… que son âme me pardonne — était mort avant la fin des travaux, l'élève qui a achevé l'œuvre a représenté la tête de son maître à la place de celle d'un saint).



Quelques maisons à pans de bois du Faubourg Léonard. Ces maisons sont constituées d'ossatures en bois longs, les insterstices étant remplis (hourdis) de briques crues, de pierres, de plâtre ou souvent de torchis (mélange d'argile et de paille ou de foin, le tout lié à l'eau). On parle aussi de maisons à colombages, le mot "colombe" ayant ici le sens de "colonne". Les motifs de bois sont variés. Certains dénotent le métier du propriétaire, comme celui visible sur la partie gauche des maisons au centre des troisième et quatrième photos : colombage en arêtes de poissons.



La ville de Honfleur n'impose pas de couleurs pour les façades, chaque propriétaire de maison à "colombage" choisit donc librement la couleur de ses pans de bois. Ces maisons reposent généralement sur un soubassement en dur (briques ou pierres).



La photo de gauche ci-dessous donne un autre exemple de façade typique d'Honfleur : façade entièrement recouverte d'ardoises, technique que l'on appelle "essentage". L'Impasse du Tripot relie le Cours de la République au quartier Saint-Léonard.



Le Jardin du Tripot (ouvert au public en 2013) est situé dans l'ancien quartier des tanneurs, ces derniers mettant autrefois à profit les deux cours d'eau qui confluent à cet endroit : la Morelle et la Claire. Lors de l'aménagement de ce jardin (au début des années 2010) furent découverts d'anciens bacs à teinture (photo de droite).



Ci-dessous quelques vues du Vieux Bassin, avec au fond, donnant sur le quai de la Quarantaine, la Lieutenance, actuellement sous bâches et échaffaudages (travaux de restauration débutés en 01.2015). Seul vestige des fortifications, la Porte de Caen prit le nom de Lieutenance en 1684 quand elle devint le logis du Lieutenant du Roi, Gouverneur de la ville. Ce bâtiment est aujourd'hui occupé par les Affaires maritimes. Classé Monument historique, il a été acquis par la ville de Honfleur en 2004. L'ensemble formé par le Vieux Bassin, la Lieutenance, les maisons du quai Sainte-Catherine et l'église Saint-Etienne forment ce que les Honfleurais appellent l'Enclos (remarquablement bien conservé), ainsi nommé car ce cœur historique de la ville était autrefois entièrement entouré de murailles et de fossés, construits au XIVe siècle pour lutter contre les incursions anglaises. Tout le vieux Honfleur fut décrété "secteur sauvegardé" en 1974 (il couvre 37 ha). Ce quartier abrite encore de nos jours de nombreuses galeries d'arts (aquarellistes, cartonniers, graveurs…).



Un peu d'histoire

Comme on l'a dit au début, Honfleur apparaît dans les archives dès le XIe siècle. On trouve les traces des premières fortifications d'Honfleur dès le XIIIe siècle, lesquelles furent renforcées au siècle suivant par le Roi Charles V, ce qui n'empêchera pas Edouard III, Roi d'Angleterre, de s'emparer de la ville en 1346 (il y restera jusqu'au Traité de Brétigny de 1360). Après une nouvelle intrusion des Anglais (1418-1450), Honfleur devient une véritable place forte. Les Honfleurais s'investissent alors dans le commerce, dans la grande pêche, dans le commerce des peaux et dans la construction navale. Certains d'entre eux, comme Binot Paulmier (né à Gonneville-Honfleur dans la deuxième moitié du XVe siècle, date précise inconnue, et qui navigua vers le Brésil en 1503-1505) ou Jehan Denis (né à Honfleur vers 1440, qui alla à Terre-Neuve en 1506), partent pour des expéditions lointaines à la recherche de nouvelles terres. Honfleur vécut une nouvelle période noire entre 1590 et 1594, avec la guerre entre Catholiques et Protestants (la ville sera assiégée par Henri IV en 1590). La paix revenue, les expéditions vers le Nouveau Monde reprennent : c'est ainsi que Samuel de Champlain (Brouage, 1570 - Québec, 1635) part pour le Canada en 1603 avec un équipage honfleurais (il fondera Québec cinq ans plus tard). Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Honfleur intensifie son commerce maritime avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les Açores, l'Afrique de l'Ouest, etc. Les hôtels particuliers des armateurs, pilotes et négociants se multiplient. On ne peut ignorer qu'Honfleur fut aussi hélas un port négrier, comme Le Havre, Saint-Malo, et surtout Nantes, La Rochelle et Bordeaux.


Ci-dessous, l'église Saint-Etienne, donnant sur le quai du même nom (l'un des quais du Vieux Bassin, opposé au quai Sainte-Catherine). Construite dans la deuxième moitié du XIVe siècle et agrandie au milieu du XVe siècle, c'est la plus ancienne église d'Honfleur. Elle fut classée à l'inventaire des Monuments historiques dès 1932. C'est une église à nef unique, sans transept, construite en pierres de taille de grand appareil et percée de fenêtres gothiques. Son clocher a été reconstruit à la fin du XIXe siècle. C'était l'église des "Terre-Neuvas". Définitivement fermée au culte en 1793, elle abrita au cours du temps différents entrepôts ou administrations (douanes, bourse du commerce, etc.)… et même une bourse aux harengs ! Elle héberge aujourd'hui le Musée de la Marine (ouvert en 1976) et la Société normande d’Ethnographie et d’Art Populaire. Sur le côté de l'église, la rue de la Prison, bordée de maisons à pans de bois et encorbellements des XVe et XVIsiècles.



Ci-dessous, d'autres photos de la rue de la Prison. Sur la troisième, entrée (à double porte) donnant sur la cour (et son vieux puits couvert) de l'ancienne prison justement, installée dans l'une de ces maisons à colombages du XVIe siècle. Mais ce n'est qu'au siècle suivant que cette maison devient une prison vicomtale (vicomté de Roncheville). Elle fut aussi classée monument historique en 1932. Comme on le voit sur la première photo, cette ancienne prison héberge (depuis 1896) le Musée d'Ethnographie et d'Art Populaire de Honfleur.



Ci-après, la Rue de la Ville (jadis appelée Chemin du Roi), l'une des rues principales du Vieux Honfleur (de l'Enclos), avec ses toits à fermes débordantes portant des crochets et des supports de poulies pour (autrefois) stocker des marchandises dans les greniers. A droite, l'un des greniers à sel du XVIIe siècle donnant sur la même rue. Les deux greniers à sels (classés aux Monuments historiques) de Honfleur furent bâtis dans les années 1670 avec des pierrres de réemploi provenant des fortifications. Ils pouvaient engranger jusqu'à 10 000 t de sel, évidemment indispensable pour les longues campagnes des Terre-Neuvas… et source de revenu pour le Fermier général qui collectait la gabelle. Il y eut à Honfleur un troisième grenier à sel, construit en 1699, mais détruit deux siècles plus tard par un incendie. Les deux greniers qui subsistent sont reconvertis aujourd'hui en salles de conférences ou de spectacles.



A gauche, l'Hôtel de Ville de Honfleur. Il fut construit en 1832 sur les plans de l'architecte Charles Percier (1764-1838) et de son ami d'études Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853), deux architectes bien connus sur la place de Paris pour y avoir participé à la construction ou à la restauration de très nombreux bâtiments publics. Derrière la mairie, se trouve la Place Arthur Boudin (deux photos suivantes), bordée par la Rue de la Ville (rue principale de l'Enclos, comme nous l'avons déjà dit). Sur cette place était autrefois érigée l'église Notre-Dame (détruite en 1800), puis une halle à blé et un marché aux poissons. Aujourd'hui, c'est une sympathique petite place où un marché aux fleurs a lieu une fois par semaine, et sur laquelle donnent des galeries d'art, ainsi qu'un restaurant (photo ci-dessous) installé dans une ancienne maison de pêcheurs… ceux-ci avaient coutume de faire sécher leurs filets sur les façades. Sur cette place donne également le Manoir de Roncheville (photo de droite).



D'autres vues du Manoir de Roncheville, vu côté cour cette fois-ci. Ce manoir fut construit au XVe siècle pour l'Amiral Louis de Bourbon, gouverneur de Honfleur entre 1470 et 1486. Au rez-de-chaussée, façade en damier de pierres et de silex noir (on trouve cette présence de silex dans plusieurs bâtisses et murs de soutainement à Honfleur). La façade du premier étage (photo ci-dessus), plus récente (XVIIe siècle), est composée de pierres, briques (ocres et roses) et silex noirs ordonnancés en bandes.


Hautes (et célèbres) façades étroites des maisons (XVIIe et XVIIIe siècles) du quai Sainte-Catherine bordant le Vieux Bassin. Ce bassin à flot fut creusé à partir de 1681 sur ordre de Colbert (et sous la direction du Lieutenant Général Abraham Duquesne, 1610-1688), à l'emplacement d'un ancien "havre d'échouage" et d'une partie des remparts (démolis pour l'occasion). Achevé en 1684, il fut agrandi entre 1720 et 1725 (ce bassin mesure 130 m de long et 70 à 85 m de large). Les maisons (une quarantaine, dont certaines sont classées) furent construites sur l'ancienne contrescarpe du fossé. Mais les parcelles mises en vente (vers 1630) étaient très étroites, d'où ces bâtisses toutes en hauteur (jusqu'à six ou sept étages)… dont les façades avant et arrière n'ont pas le même nombre d'étages. Ces maisons sont en effet adossées à une colline et les rues à l'arrière (rue du Dauphin et rue des Logettes) sont à une altitude plus élevée que le quai Sainte-Catherine. Conséquence de cette situation géographique : presque toutes les maisons ont deux propriétaires, l'un possédant les étages inférieurs avec entrée par le quai, l'autre les étages supérieurs avec entrée par les rues à l'arrière. Certaines de ces maisons sont construites en encorbellement pour en accroître la surface. Les teintes variées de ces façades côté quai, mises en valeur par cette superbe lumière dont nous jouissons aujourd'hui, sont dues à la diversité des matériaux employés : pierres, briques, ardoises, pans de bois, etc.

Pour la petite histoire, c'est sur ce bassin que Frédéric Sauvage (1786-1857) expérimenta l'hélice comme moyen de propulsion des bateaux (il déposa son brevet en 1832).


Passant par la Place Hamelin — c'est dans ce quartier que naquirent l'Amiral Jacques Félix Emmanuel Hamelin (1768-1839), le peintre Gustave Hamelin (1809-1895) mais aussi Alphonse Allais, cf. infra — pour rejoindre la Place Sainte-Catherine, je passe devant la Lieutenance (cf. supra), et plus précisément devant sa porte (première photo). Celle-ci est flanquée de deux échauguettes portant les armes de la ville et comporte en son milieu une niche abritant une statue de Notre-Dame du Port. J'arrive ensuite à la Place Sainte-Catherine (deux photos de droite), centre du Faubourg Sainte-Catherine, ancien quartier des gens de mer. Face à l'église, "Les Maisons de Léa", un hôtel-restaurant bien connu dans la région, établi dans un ensemble de maisons du XVIe siècle (dont un grenier à sel). Cet établissement a pris la suite de "L'Hostellerie Le Chat"… on s'en serait douté.


Ci-dessous, le Clocher de l'Eglise Sainte-Catherine, sorte de campanile construit à la fin du XVe siècle, en avant de l'église elle-même. L'église (cf. infra) étant entièrement en bois, n'aurait en effet pas supporté le poids des cloches. C'est pourquoi le clocher fut construit (en pierres pour les fondations et en bois) devant l'église, mais sa partie haute dut malgré tout être étayée. Elle abritait le logis du sonneur. Au-dessus du porche, une statue assez naïve représente Sainte-Catherine d'Alexandrie portant une roue dans la main droite et une épée dans la main gauche (la roue symbolise la suppliciée, qui fut finalement décapitée, l'épée symbolise les croisades, la légende orientale de Sainte-Catherine s'étant répandue en Occident au retour des Croisés).



Construite aux XVe et XVIe siècles par des charpentiers de marine, cette église Sainte-Catherine est la plus grande église en bois de France. C'est une église "double", l'église initiale ne comportant qu'une nef, construite à la fin de la Guerre de Cent ans, en 1460 exactement… pour remercier le ciel du départ des Anglais. Il existait auparavant une église en pierres, mais qui fut détruite au cours de cette guerre franco-anglaise. Il fallait reconstruire vite, et ce fut donc le bois qui fut choisi comme matériau, d'autant qu'Honfleur disposait de bons charpentiers de marine. Bâtie un peu comme une halle de marché, elle n'a ni transept ni bas-côtés. Son toit est en forme de coque de bateau renversée. La population grandissant, l'église devint trop petite et il fut alors décidé de lui adjoindre une deuxième nef, construite elle en 1496. A cette occasion, les deux nefs furent rallongées. Une particularité : les piliers sont en chêne, mais les arbres (provenant de la forêt de Touques, toute proche) étant de hauteurs différentes, les soubassements en pierres de ces piliers sont eux-mêmes de hauteurs variables afin de rattraper les différences. Comme on le voit sur la première photo ci-dessous (et sur son chevet, cf. infra), les pignons sont recouverts d'essentes (ardoises) en bois, en châtaignier en l'occurrence.



L'église contient quelques statues en bois polychrome du XVIIe siècle. Un temps habillée de plâtre comme Saint-Léonard, elle retrouva sa pureté originale en 1879, date à laquelle elle fut classée Monument historique. Son orgue (provenant de Saint-Vincent de Rouen), construit en 1772 par les frères Lefèvre (célèbres facteurs d'orgues de Rouen), est installé sur un balcon Renaissance présentant des petites arcatures à pilastres dans lesquelles sont sculptées des statues en pied représentant des musiciens.



Honfleur a hébergé de nombreux hommes illustres, des corsaires bien sûr, comme Jean Doublet (né à Honleur en 1655, mort en 1728, lieutenant de frégate sous Louis XIV, compagnon du dunkerquois Jean Bart), des marins-découvreurs comme Samuel de Champlain (1570-1635) qui y organisa, en 1603, une nouvelle expédition vers le Canada, de nombreux artistes romantiques comme le poète Charles Baudelaire (1821-1867), de nombreux peintres impressionnistes, comme Eugène Boudin (né à Honfleur en 1824, mort à Deauville en 1898), Camille Corot (1796-1875), Johan Barthold Jongkind (1819-1891), Gustave Courbet (1819-1877), etc. Beaucoup d'autres peintres de cette époque y plantèrent leurs chevalets, comme Joseph MW Turner (1775-1851), Charles-François Daubigny (1817-1878), Claude Monet (1840-1926), etc. Plus près de nous, citons encore le compositeur Erik Satie (né à Honfleur en 1866, mort en 1925) ou l'écrivain et humoriste Alphonse Allais (né à Honfleur en 1854, mort en 1905) dont les parents tenaient la pharmacie ci-dessous (il avait d'ailleurs lui-même commencé des études de pharmacie avant de changer d'orientation), etc. On les retrouve d'ailleurs, avec d'autres, dans le "Jardin des Personnalités" ouvert en 2010.


Ci-dessous, le chevet de l'église Sainte-Catherine, constitué de deux absides à pans coupés. A droite, "Pharmacie du Passocéan", autrefois pharmacie des parents de Alphonse Allais.




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Françoise Massard - 04.05.2015

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