Bords de Charente - Rochefort et la plaisance (octobre 2012)
Françoise Massard

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"Sculpture maritime" sur les bords de la Charente, au niveau de la Corderie Royale : une ancre à jas. La tige principale (verge) est soudée à deux bras (le point de jonction est le diamant) qui s'élargissent à leurs extrémités en oreilles (plus grandes surfaces d'accrochage) terminées par des becs (pour faciliter l'accrochage dans le fond). Le jas est la barre perpendiculaire à la verge (barre transversale à l'extrémité opposée aux bras, et coulissant dans l'œil de la verge). Son rôle est d'assurer une position correcte de l'ancre sur le fond. L'anneau de l'ancre, sur lequel la chaîne est étalinguée (fixée), s'appelle l'organeau (ou parfois la cigale). A droite, la manille de jonction (ou d'assemblage) entre l'anneau de l'ancre et sa chaîne, parfois appelée manille d'étalingure (bien que ce terme soit plutôt réservé à la manille du côté du puits aux chaînes du navire).


Ici une épave d'une vieille coque entièrement rivetée.


Au milieu, le bassin de radoub dit "Vieille forme de Rochefort". Elle faisait bien sûr partie de l'Arsenal de Rochefort voulu par Colbert. Cette cale fut construite entre 1669 et 1671, perpendiculairement à la Charente. Conçue par l'ingénieur François Le Vau, ce fut la première forme entièrement maçonnée au monde (avec un radier dallé et non en planches de chêne comme c'était le cas pour les cales anglaises). Malheureusement, le terrain n'est pas parfaitement stable et cette forme posa différents problèmes au cours de son histoire. C'est d'ailleurs pour cela que fut construite à partir de 1683 la "forme double" (dite "forme Louis XV" / 137 m de long pour 12 m de large à la base) où fut construite la réplique de la frégate L'HERMIONE (avant d'être transférée en juillet 2012 dans la "forme Napoléon III", cette dernière ayant été mise en service en 1863 et rallongée en 1900). L'arche en pierre est un vestige d'une machine hydraulique installée vers 1840. La forme d'origine fut agrandie en 1875. Elle est classée Monument Historique depuis 1989.


Nous avons déjà vu quelques photos du bassin Lapérouse, l'un des deux bassins du port de plaisance de Rochefort (il s'étend le long du Quai aux Vivres). Voici quelques photos du bassin Bougainville, fermé par le Quai Tahiti. Comme on le voit sur la photo Google Earth ci-dessous, les deux bassins communiquent par un étroit passage qu'enjambe un pont levant (au niveau de l'avenue William Ponty) : le pont de Papenburg (construit en 1991). Ce pont tire bien sûr son nom de la ville allemande de Papenburg (bien connue pour ses chantiers navals Meyer Werft) jumelée avec Rochefort. Ces deux bassins sont des anciens bassins de commerce détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, puis abandonnés, mais réhabilités en port de plaisance dans les années 1970. Ils comportent 300 places sur pontons et 40 places visiteurs.


Amarré dans le chenal qui permet au bassin de Bougainville de communiquer avec le bassin Lapérouse, la petite drague CLEONE.


Le bassin Lapérouse (les trois photos de gauche datent de début juillet 2012) communiquent avec la Charente par une écluse (que l'on distingue mieux sur la photo de droite prise, elle, en avril 2010).


Le bateau de plaisance néerlandais CITTA DEL MARE est amarré dans le bassin juste devant l'écluse.


Voir aussi, ce même 24.10.2012, le cargo CELTIC MARINER en sortie de l'écluse du port de commerce.


 
Dernière mise à jour : 26.10.2012

© Françoise Massard
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