Marine marchande - Quelques nouvelles au quotidien
Françoise Massard

Navires cités dans cette page ( cliquez sur leurs noms ) : - Attessa - Cabo Esvcape - Caborey - Cuauhtemoc - Fanta Sea - Island Princess - Justo Sierra Mendez - Nautilus - Oceanus - Pemex XLVII - Pemex XLVIII -
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 Rien de systématique dans cette rubrique, seulement quelques informations au gré de mes lectures ou des photos du jour...

De Fort Lauderdale (Floride) à Los Angeles (Californie), via le Canal de Panama, à bord du ISLAND PRINCESS ... quelques photos (SUITE)


Nous avons donc appareillé de Cabo San Lucas (Mexique) hier après-midi 13.01.2011, comme prévu à 14h00. J'ai donc rejoint mon "poste de mer" (le pont qui jouxte ma cabine) pour suivre cet appareillage... le dernier pour la présente croisière ! J'en ai profité pour suivre d'un peu plus près quelques activités nautiques proposées par ce port résolument tourné vers les plaisirs nautiques (comme je l'ai déjà dit)... même si Acapulco reste la véritable "Riviera" mexicaine.


Visiblement très pratiqué ici, le parachute tracté par un hors-bord. Le parachutiste décolle d'une plateforme située à l'arrière du motor-boat et y est récupéré en fin d'exercice (le parachute reste lié en permanence au bateau). Comme on le voit ci-dessous, ces parachutes sont monoplace ou biplace selon que le parachutiste est aguerri ou en formation. D'autres activités plus classiques, comme la planche à voile, le scooter des mers, etc., sont pratiquées. A droite, un objet flottant non identifié tracté. Beaucoup d'autres loisirs de ce type sont proposés, comme la plongée sous-marine, le kayak des mers, le surf, etc.


Toutes ces activités se déroulent sous l'œil vigilant de la "Sécurité portuaire". Pour notre part, nous progressons en "avance très lente" le long de la péninsule de Basse-Californie. Cette longue bande de terre (mexicaine dans sa partie sud et américaine — je devrais préciser "californienne" — dans sa partie nord) est, en tout cas pour l'instant, plutôt aride. Les habitations y sont tantôt accrochées à flanc de roches, tantôt lovées dans une crique alors un peu plus verdoyante.


La côte s'applatit et le seul tertre qui dépasse porte évidemment un phare.


Nous avons continué de naviguer toute la nuit le long de cette péninsule et le ferons encore toute cette journée du 14.03 (et la nuit prochaine). Ci-dessous, une photo au lever du jour (06h30) ce 14.03 et notre position à 09h00. Nous toucherons Los Angeles demain matin.


Point de 09h00 — UTC 04h00 pm (16h00) - Position 27° 11,92' N / 114° 55,58' W - Température de l'air 14,7 °C - Humidité 94,0 % - Pression 1 014,0 hPa (stationnaire) - Vent au 325,7° (force 4) - Mer "slight" (0,5-1,25 m) - Température de l'eau 25 °C - Navigation au 320,4° - Vitesse 21,2 nd - Distance parcourue depuis Fort Lauderdale 4 425,9 milles - Distance parcourue depuis Cabo San Lucas (Mexique) 385,5 milles - Distance à parourir d'ici Los Angeles (Californie) 441,6 milles - ETA 15.03 à 07h00.

Nous avons navigué depuis ce matin avec un vent de Nord-Ouest force 7, ce qui a quelque peu ralenti l'ISLAND PRINCESS. Aussi, le Commandant nous a t-il prévenu ce soir que notre ETA (Estmated Time Arrival) à Los Angeles était retardé de une heure. Voici notre position au point de 20h00.


Point de 20h00 — UTC 03h00 am (03h00) - Position 30° 28,85' N / 116° 52,03' W - Température de l'air 15,5 °C - Humidité 94,0 % - Pression 1 014,0 hPa (stationnaire) - Vent au 321,8° (force 7) - Mer "slight" (0,5-1,25 m) - Température de l'eau 25 °C - Navigation au 339,7° - Vitesse 20,7 nd - Distance parcourue depuis Fort Lauderdale 4 646,2 milles - Distance parcourue depuis Cabo San Lucas (Mexique) 605,8 milles - Distance à parourir d'ici Los Angeles (Californie) 220,9 milles - ETA 15.03 à 08h00.

Cette fois-ci, je ne coucherai pas à bord du QUEEN MARY car, du pier de Los Angeles où je débarque demain en milieu de matinée je file de suite vers l'aéroport pour m'envoler (à 17h) à bord d'un A 747 d'Air France pour rejoindre Roissy (atterrissage à 11h le lendemain). Voyage aérien un peu long, mais toute navigation "se mérite" et c'est encore une bien intéressante expérience maritime que je viens de vivre : près de 5 000 milles parcourus entre Miami et Los Angeles, avec bien sûr cette mythique traversée du Canal de Panama.



Nous avons appareillé d'Acapulco le 11.03 en soirée et avons navigué toute la journée du 12.03 (plus les deux nuits encadrant cette journée) en direction d'un autre port mexicain, Cabo San Lucas. Celui-ci se trouve à l'extrème sud de la Péninsule de Basse-Californie du Sud qui ferme (à l'ouest) le Golfe de Californie, comme on le voit sur les "cartes" ci-dessous (copies d'écran de ma télévision dont une chaîne donne en permanence des informations sur notre navigation)..


J'espérais voir notre ancien MONTE CINTO qui navigue maintenant comme MAZATLAN STAR, puisqu'il fait la navette entre Mazatlan (sir le continent) et La Paz (au sud de la péninsule), mais nous étions côté Pacifique et non côté Golfe. Cabo San Lucas n'a d'ailleurs pas d'appontement pour les gros navires et nous avons mouillé au large un peu après 06h00 ce 13.03.2011 au matin. Jolie lumière sur ce bout de péninsule.


Notre escale ne sera pas longue puisque notre ETD est 14h00. Aussi, les tenders de l'ISLAND PRINCESS sont-ils aussitôt mis à l'eau et des canots de Cabo San Lucas viennent les seconder.


Gros plan sur l'appontement mobile (mu par vérins hydrauliques) utilisé su rade et son logement à la mer. On notera les défenses en cordages tressés.


Le ISLAND PRINCESS mouillé devant Cabo San Lucas (photos faites depuis le canot).


Dès notre arrivée sur rade, un peu avant 06h00, j'aperçois un "pirate". Je me rendrai vite compte qu'il y en a d'autres au port !


Quelques vues de la rade de Cabo San Lucas.


Ce port semble être totalement dédié à la plaisance et aux sports nautiques, avec une belle marina.


Port à vocation touristique également, avec de nombreux bateaux-promenades (dont quelques-uns ci-dessous), et quelques beaux yachts.

CABOREY
FANTA SEA
CABO ESCAPE
OCEANUS
ATTESSA
CABOREY
FANTA SEA
CABO ESCAPE
OCEANUS
ATTESSA

FANTA SEA - IMO 8987943 - Indicatif d'appel HO3743 - MMSI 353490000 - Navire à passagers - JB 145 - Constr. 1999 - Propr./Gérant Excellence (St Helena, Californie, Etats-Unis) - Pav. PAN.
ATTESSA - IMO 1006099 - Indicatif d'appel ZCRH2 - MMSI 319421000 - Yacht - JB 1 289 - Constr. 1998 - Propr./Gérant/Opérateur Seaspan (Canada) - Pav. CYM.

Les volatiles locaux (des pélicans bruns) ne sont pas sauvages... ils font même du "bateau-stop"


Après une première en hélicoptère au-dessus des chutes du Niagara, puis une balade en hydravion au-dessus de la forêt canadienne, je tente une nouvelle expérience, naviguer dans un semi-submersible, le NAUTILUS... bonjour Capitaine Nemo. Beaucoup de poissons, mais pas faciles à photographier ! Ils sont rapides et si les eaux sont claires, elles n'en charrient pas moins de nombreuses particules organiques et végétales. Les photos sont donc un piètre rendu de la réalité.




Une fois remontés, nous avons navigué jusqu'aux curieuses formations rocheuses dont une arche comme celle d'Etretat.


De formes parfois très curieuses, ces rochers sont le paradis des oiseaux...
Ci-dessous, en gros plan, un "urubu à tête rouge" (identifié par l'Association Les Oiseaux de Pouyo)


... et des lions de mer, lesquels n'hésitent pas à nager dans le port (ci-dessous à droite), ne craignant visiblement pas les hélices !



Route libre pour Los Angeles (Californie) dans deux jours et... débarquement (sniff)



Nous avons appareillé de Puntarenas (Costa Rica) le 08.03.2011, en soirée. Nous avons ensuite navigué pendant deux jours et trois nuits le long des côtes du Nicaragua, du Salvador, du Guatemala et enfin du Mexique... une bonne façon pour moi de me remémorer la géographie de l'Amérique Centrale ! Nous nous retrouvons donc comme prévu, ce matin du 11.03 en approche d'Acapulco (Mexique) où nous devions accoster à 09h00. Mais, hélas, le Japon vient de subir un terrible tremblement de terre (magnitude 8,9 sur l'échelle de Richter) suivi d'un tsunami qui a dévasté une partie du nord-est de l'île de Honshu. Le commandant nous annonce alors que le Centre d'Alerte Tsunamis du Pacifique, basé à Hawaï, l'avait informé du risque de tsunami à Acapulco en fin de matinée (l'ensemble de la côte ouest d'Amérique du Nord et du Mexique risquant d'être touchée) et qu'en conséquence il préférait rester au large en attendant de plus amples informations. Nous suivons les tragiques évènements japonais sur nos télévisions puisque nous recevons dans nos cabines BBC World News.


En milieu de matinée, le Commandant nous informe qu'il va se rapprocher momentanément de la côte afin de permettre une évacuation médicale d'urgence (en tender), puis le ISLAND PRINCESS retournera au large. J'en profite, pendant cette manœuvre, pour photographier le remorqueur PEMEX XLVIII.


PEMEX XLVIII (Coatzacoalcos) - IMO 8109319 - 37,88x11,00x5,80 m - TE 4,30 m - JB 649 - JN 194 - PL 382 t - Ptot 3 132 kW (deux moteurs 4T-8cyl Ruston 8RKCM / deux hélices à pas fixe) - V 12,7 nd - Constr. 1982 (B.V. Scheepswerf De Hoop, Lobith, Pays-Bas) - Propr. Gouvernement mexicain - Gérant/Opérat. Pemex (Mexique) - Pav. MEX. Sistership : PEMEX XLVII (IMO 8109307).

Le Commandant nous recontacte en fin de matinée pour nous dire que tout risque de tsunami à Acapulco est finalement écarté et qu'il va donc accoster. Nous sommes à quai à peine passé 12h30. Bien sûr, le programme d'escale s'en trouve complètement perturbé, mais ce n'est rien à côté de la tragédie que vivent les Japonais.


De mon poste d'observation favori, je découvre le terminal croisières... le long duquel se trouvent un grand nombre de voitures sous "cocon" !


Comme nous avons quand même quelques heures devant nous (ETD 18h30), je pars à la découverte de la baie d'Acapulco à bord d'un bateau-promenade (catamaran ACAREY amarré sur corps mort, que l'on rejoint à bord d'un passeur).


Immeubles cossus et superbes propriétés individuelles cachées dans la verdure tout le long de la baie, surplombant une eau turquoise à 25 °C.


Avant de revenir à notre point de départ, un petit détour bien sûr à la Quebrada et sa fameuse falaise (cf. photos ci-dessus) du haut de laquelle les plongeurs sautent pour se retrouver dans l'eau quelque 40 m plus bas !


Quelques petits navires de pêche mouillés dans un coin de la rade.


Le trois-mâts barque CUAUHTEMOC ("l'aigle qui plonge sur sa proie") est "chez lui" puisque son port d'attache est Acapulco.
Lorsque j'avais photographié ce magnifique voilier-école mexicain à Rouen, lors de l'Armada 2008,
je ne pensais pas alors le voir un jour ici !

Un "bateau gris", le JUSTO SIERRA MENDEZ (P-141).


Nombreux oiseaux virevoltant autour de nous.


Nous appareillons à 18h30 comme prévu. L'ISLAND PRINCESS fait un superbe évitage dans la baie d'Acapulco, sans aucune aide extérieure, grâce à ses six propulseurs Rolls Royce de 1 720 kW chacun (trois à l'avant, trois à l'arrière).


Et nous sortons de la baie sous le soleil couchant.


Prochaine escale : Cabo San Lucas (Mexique) que nous toucherons le 13.03 au matin (A SUIVRE)



Après avoir appareillé de Panama-City le 06.03.2011, nous avons fait route vers le Costa Rica (découvert par Christophe Colomb en 1502) et, après une journée et deux nuits de mer, nous avons touché le 08.03 au lever du jour la ville de Puntarenas (à ne pas confondre avec la ville chilienne de Punta Arenas).


Cette ville de Puntarenas (d'environ 10 000 habitants) s'étend le long du Golfe de Nicoya bordé par une plage de sable à perte de vue. Je n'y verrai pas de cargos car Puntarenas "downtown" n'accueille que les navires de croisières et les ferries (cf. ci-dessous l'immense jetée construite à leur intention). Le port de commerce est en effet distant d'une vingtaine de kilomètres, implanté sur le site de Puerto Caldera (c'est d'ailleurs le plus grand port du pays). Le Costa Rica est indépendant (de l'Espagne) depuis 1821. Son économie est bien sûr basée sur l'exportation du café et des bananes, sur le tourisme, mais aussi (et cela est moins connu) sur l'industrie informatique (première source de revenus du pays). Cette démocratie stable, neutre, exporte ses produits vers une cinquantaine de pays, dont près de la moitié vers les Etats-Unis.


Comme nous sommes seuls à quai ce 08.03, le seul navire que je vous montrerai aujourd'hui est le ISLAND PRINCESS ! En effet, exceptionnellement, pas de visite de ville ni de musée maritime... J'ai en effet volontairement choisi une excursion "découverte de la nature tropicale" (nous sommes légèrement au sud du Tropique du Cancer). La température, dans cette région du monde, y est toute l'année au-dessus de 20 °C et le plus souvent comprise entre 23 et 35 °C (nous avons aujourd'hui 28,5 °C et la mer "Pacifique" est à 25 °C). Nous quittons très vite le centre ville et nous retrouvons dans une nature dense et sauvage.


J'embarque (au niveau de l'estuaire Guacalillo) pour la matinée sur un petit bateau à passagers pour naviguer sur la rivière Tarcoles. Je découvre de près, pour la première fois, ce qu'est une rivière de la jungle tropicale, avec ses mangroves, ses arbres à racines aériennes, etc.


On nous avait bien précisé, lors de l'embarquement, de ne pas étendre nos bras à l'extérieur du navire. Nous comprenons rapidement pourquoi ! La rivière Tarcoles abrite en effet l'une des plus importantes colonies de crocodiles de l'Amérique Centrale, et pas que des petits.


S'il ne faut surtout pas passer par dessus bord, il n'est pas non plus recommandé de mettre pied à terre car les branchages ne cachent pas que des iguanes !


Beaucoup plus sympathiques (à mon goût), de très nombreuses espèces d'oiseaux, tant sur les berges que dans les arbres.

Héron cendré
Ibis blanc
Urubu noir
Anhinga d'Amérique

..Je remercie l'Association Les Oiseaux de Pouyo pour l'identification de tous ces oiseaux

Anhinga d'Amérique
Buse urubu
Martin-pêcheur bicolore
Balbuzard pêcheur
Motmot houtouc

Aras chloroptères
Héron vert

Après la faune, la flore. C'est à bord d'une nacelle de téléphérique du Pacific Aerial Tram que je découvre, du dessus, la forêt tropicale ("rainforest" comme disait notre guide). Là encore, il faut mieux ne pas passer par dessus bord car les reptiles qu'elle abrite ne sont pas tous inoffensifs, même les plus petits... verts comme le feuillage pour mieux se cacher ! J'en ai vu de plus près ultérieurement (dans un lieu sécurisé évidemment, façon vivarium), mais je n'ai fait aucune photo car je suis vraiment allergique à ces animaux rampants à sang froid. Ci-dessous, quelques espèces végétales photographiées de la nacelle.


Ici, quelques-unes des nombreuses fleurs du parc entourant le Pacific Aerial Tram. Je n'en connais hélas pas les noms.



Au terme de cette belle journée "nature" au Costa Rica, je rembarque peu avant 18h30 (heure locale évidemment) et je rejoins mon "poste de quart" juste à temps pour assiser au coucher du soleil, moment que je trouve toujours magique quand je suis en mer.


Prochaine escale : Acapulco (Mexique) que nous toucherons le 11.03 au matin (A SUIVRE)



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Dernière mise à jour - 01.01.2012

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