Une bonne solution pour se rendre à l' Ile d'Aix, à partir de La Rochelle, la vedette à passagers ORAZUR II de l'armement Navipromer. |
Le sympathique capitaine (et propriétaire du navire) dispose en passerelle de tous les instruments de navigation les plus modernes. Chose plus inhabituelle sur une vedette à passagers, les pupitres de commande sur les ailerons bâbord et tribord. |
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ORAZUR II (La Rochelle) - 23,02x6,40x2,30 m - JB 128 - Ptot 736 kW (deux moteurs Volvo Penta D12D-CMH) - Cap. 157 passagers - Propr./Gérant/Opérat. Navipromer (Charron, France) - Constr. 2007. |
L'Ile d'Aix est très prisée en ce mois de vacances d'été. Aussi, nombreux sont les navires qui font la navette entre l'île et La Rochelle, mais aussi avec Fouras et l'Ile d'Oléron. Les touristes viennent nombreux pour une demi-journée, voire une journée, se reposer sur une île sans voitures... autres qu'hypomobiles ! |
Ci-dessous, le récent transbordeur ILE D'AIX II (entré en service cette année) qui fait la liaison entre Fouras (Pointe de la Fumée) et l'Ile d'Aix. |
ILE D'AIX II (La Rochelle) - Transbordeur - 34,30x8,20x3,25 m - TE 1,60 m - JB 270 - JN 110 - PL 62 t - Ptot 574 kW (deux moteurs Caterpillar / deux hélices) - V 10 nd - Consomm. totale 125 L/h (deux moteurs principaux + moteur groupe électrogène) - Cap. 300 passagers dont 150 assis - Deux salons passagers (un fermé, éclairé par de vastes sabords, et un ouvert sur le pont supérieur) - Equipage 4 - Constr. 2011 (Chantier Naval Gléhen Pierre et Fils, Le Guilvinec, France) - Coque acier - Coût de construction 3,5 M€ environ - Gérant Fouras Aix (La Rochelle, France) - Pav. FRA. |
PIERRE LOTI (La Rochelle) - IMO 9032575 - Indicatif d'appel FV8589 - MMSI 227002660 - Transbordeur - 34,95x9,00x2,35 m - TE 1,66 m - JB 289 - JN 189 - PL 238 t - Ptot 958 kW (deux moteurs 4T-12cyl Unidiesel-Poyaud UD150V12M4 / deux hélices à pas fixe) - V 11 nd - Prop. d'étrave - Cap. 500 passagers / 4-6 véhicules) - Constr. 1992 (Chantier naval du Ponant, La Rochelle, France) - Propr. Conseil général de Charente maritime - Gérant/Opérat. Fouras Aix (Ile d'Aix, France) - Pav. FRA. |
Les vedettes à passagers MELUSINE (à gauche) et SAINT VINCENT DE PAUL (à droite). |
MELUSINE (La Rochelle) - Vedette à passagers - 25,70x7,30 m - TE 1,60 m - Ptot 1 102 kW (deux moteurs) - V 16 nd - Cap. 263 passagers - Constr. 2001 (Océa, Les Sables d'Olonne, France) - Gérant Croisières Inter-Iles (La Rochelle, France)
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SAINT VINCENT DE PAUL (Ile d'Oléron) - Vedette à passagers - 25,40x8,00 m - TE 2,00 m - JB 161 - Ptot 1 472 kW (deux moteurs) - V 20 nd - Cap. 168 passagers - Constr. 2010 (Océa, La Rochelle) - Gérant Littoral Express (Saint Georges d'Oléron,
France). |
Les navires à passagers SAURINE (photos de gauche) et L'HIPPOCAMPE II (photos de droite). |
SAURINE (La Rochelle) - Vedette à passagers (catamaran) - 20,00x7,00 m - TE 1,50 m - V 12 nd - Cap. 194 passagers - Gérant Croisières Inter-Iles (La Rochelle, France) |
L'HIPPOCAMPE II (Marennes) - 20,00 m - Cap. 98 passagers - Gérant Croisières Alizé (Saint-Nazaire-sur-Charente,
France).
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ici, les vedettes OCEANE IV (photos de gauche), TROUSSE CHEMISE et PICOT DES ILES. |
OCEANE IV - Vedette à passagers (catamaran) - 25,63x9,15 m - TE 1,50 m - V 20 nd - Cap. 196 passagers - Constr. 2002 (Iris Catamaran / Groupe Fountain Pajot, La Rochelle-Pallice, France) - Gérant Croisières Inter-Iles (La Rochelle, France). |
TROUSSE CHEMISE - Vedette à passagers - 30,00x7,00 m - TE 1,80 m - JB 225 - V 14 nd - Cap. 225 passagers - Gérant Croisières Inter-Iles (La Rochelle, France). |
PICOT DES ILES - Vedette à passagers - Cap. 128 passagers - Gérant Saint-Denis Croisières (Saint-Denis d'Oléron, France).
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Bien sûr, on ne va pas de La Rochelle à l'Ile d'Aix sans faire un détour par Fort Boyard. Construit sur un enrochement totalement artificiel, son plan fut signé du Directeur des Fortifications le 25 avril 1853 (cf. gravures ci-dessous). Envisagé dès la construction de Rochefort, donc dans les années 1660 (les premiers sondages sont datés de 1666), il avait pour objectif la défense (contre les Anglais) du port de Rochefort et de son arsenal. Une première tentative avait vu le jour en 1805, commanditée par Bonaparte : 26 000 m 3 de roches furent déversés sur ce haut fond sablonneux, complétés par 16 000 m 3 l'année suivante. La plateforme est désormais visible à marée basse. Mais de plus gros enrochements, destinés à accroître l'assise, sont emportés par une tempête durant l'hiver 1807. De nouveau renforcée avec des blocs encore plus lourds, c'est toute la plateforme qui ainsi alourdie s'enfonce à son tour. Pour décourager encore un peu plus les quelque 600 ouvriers qui travaillent sur le chantier, une frégate anglaise vient les mitrailler en avril 1809. Le chantier est arrêté pour 28 ans ! |
Coupe du fort à la fin du Second Empire : au sous-sol, citernes et magasins (charbon, bois, obus, reserves, vin) - au rez-de-chaussée, quelques batteries, ateliers et magasins d'artillerie, corps de garde, bureau des vivres - au premier étage, logements des officiers et de la troupe, magasins à vivres - au deuxième étage, logements du commandant, des officiers supérieurs et du chirurgien, infirmerie et pharmacie - sur l'étage en terrasse, conduits pour les citernes, tourelle, quelques canons, horloge. |
En 1837, la France (en paix) demande une expertise de terrain : l'enrochement ne s'est enfoncé que d'un mètre et semble stabilisé. L'espoir renaît. Un nouveau projet, plus grand, est approuvé en 1841 par le Ministère de la Marine. La construction reprend en 1842. L'assise est achevée six ans plus tard, dépassant de deux mètres au-dessus des plus grandes marées. La construction du fort proprement dit commence en 1849. Deux jetées et un débarcadère sont construits pour recevoir les pierres de Saintonge (de Crazannes et de Saint-Savinien). La construction est achevée en 1857, et 30 canons (au lieu des 74 initialement prévus) sont installés quelques mois après. Un brise-lame est construit en 1866. Soixante-deux longues années ont été nécessaires pour construire Fort Boyard. Mais voilà, entre temps, le fort est devenu inutile car la portée des canons a augmenté et la rade de Rochefort peut être atteinte depuis les îles d'Oléron et d'Aix ! Aussi, le fort tombera peu à peu dans l'oubli. D'abord utilisé comme prison (pour des soldats prussiens, puis pour les Communards), il est totalement abandonné (sans entretien) en 1913. Vendu une première fois en 1962, il est finalement racheté en 1989 par le Conseil général de Charente Maritime, il devient un studio de télévision à ciel ouvert pour jeux à grand spectacle ! |
Minuscule Ile d'Aix (3 km de long sur moins de 1 km dans sa plus grande largeur), en forme de croissant, que l'on aborde au pied de ses remparts bordés de douves. A droite, restes du mécanisme du pont-levis donnant accès au Fort de la Rade. |
Ci-dessous, le phare et sa tour-écran, dominant l'Anse de la Croix |
L'ancien sémaphore, tour circulaire renflée d'un lobe abritant l'escalier, domine les petites maisons basses du bourg, bordées de roses trémières |
Retour à La Rochelle sous un soleil éclatant, toujours à bord de l'ORAZUR II. |
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La Tour Saint Nicolas, du nom du patron des gens de mer, fut édifiée en 1317. Outre son rôle de veille sur le quartier du même nom, elle servit de prison et de dépôt d'armes. La construction de la Tour de la Chaîne se situe aux environs de 1380 (la date exacte diverge selon les auteurs). Très endommagée durant la Fronde (les soldats du gouverneur Du Daugnon mirent le feu à la poudre qu'elle contenait au moment de se rendre aux Royalistes, en 1651), cette tour haute de 24 m ne fut restaurée qu'à la fin du XIXe siècle. Pour l'anecdote, ce quartier s'appelait autrefois "Gatebourse" car il abritait de nombreux estaminets où les marins venaient dépenser leur argent ! La Tour de la Lanterne, haute de plus de 50 m, comportait, comme son nom le laisse supposer, une lanterne pour guider les marins entrant dans le port. Elle est aussi connue comme la Tour des quatre Sergents qui y furent emprisonnés, avant d'être guillotinés à Paris, pour avoir comploté contre Charles X. De l'ancien monastère des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, érigé au XIIe siècle, il ne reste plus que le clocher. Quant à l'actuelle église Saint-Sauveur, devenue l'église des marins, elle fut consacrée en 1718, mais bâtie sur les fondations d'églises précédentes. Elle fut transformée en magasin de vivres sous la Révolution. |
Au pied des tours, sur l'esplanade Saint-Jean d'Acre, les installations des "Franco-Folies" |
Retour au Vieux Port où nous accostons à côté d'un des bus de mer électro-solaires de La Rochelle, qui assurent la liaison avec le port des Minimes. |
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